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Tous les sports DOSSIER : Paris 2024

Paris 2024 : le coup de gueule du mouvement sportif des Pays de la Loire

mardi 10 avril 2018 à 18:16 Par Martin Cotta, France Bleu Mayenne et France Bleu

La colère grandit dans le sport amateur. Le ministère des Sports, à l'approche des JO 2024 à Paris, a décidé début mars d'un certain nombre d'orientations budgétaires, et notamment une baisse des dotations 2018 pour certaines régions. C'est le cas de la région Pays de la Loire.

Jeux Olympiques 2024 à Paris
Jeux Olympiques 2024 à Paris © Maxppp - Maxppp

Laval, France

22,49% de budget en moins pour l'ensemble des clubs sportifs des Pays de la Loire en 2018. C'est le résultat de récentes décisions du ministère des Sports, et d'un certain nombre d'orientations politiques à quelques années des Jeux Olympiques 2024 à Paris. Pour le mouvement sportif mayennais, l'État veut privilégier les "gros clubs" et les structures les plus importantes, qui ont de bons athlètes pour qu'ils accomplissent des performances au JO. Tout cela au détriment des "petits" clubs amateurs.

"Je suis un petit peu déçu par Laura Flessel"

En France, les clubs sont notamment financés grâce aux paris et aux mises de la Française Des Jeux. La Loi Buffet, en vigueur depuis 2000, prévoit normalement qu'1,78% de chaque mise reviennent aux clubs amateurs de France. Sauf que la loi n'est pas respectée d'après Jean-Yves Brehin, le président du Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS). "Il y a de plus en plus de Paris, donc logiquement nous devrions avoir plus. Or on a moins ... mais où va l'argent" s'interroge-t-il ? La Française Des Jeux devrait en plus faire partie du plan de privatisation prévue par le gouvernement. L'État ne pourrait être actionnaire qu'à hauteur de 25 à 30%. 

Même le centre national de développement du sport, censé faciliter l'attribution des aides au club, est menacé. De quoi inquiéter Patrick Genin le vice-président de l'Union Sportive Lavalloise. "Il y a deux ans nous recevions 29.000 euros de subvention du CNDS, l'année dernière 19.500 euros et là on s'attend à quasiment rien" explique ce dirigeant. 

"Croyez-vous que l'on va s'évertuer à compenser ce que l'État ne veut plus faire ? Faut pas rêver (...) J'en ai marre de me battre contre des gens qui ne comprennent visiblement rien au monde sportif et qui demandent à des gens comme nous de suppléer des politiques d'État. Tous ces gens-là pompent dans le monde sportif sans apporter un seul centime (...) Pour beaucoup à Paris, ce qui compte avec le sport, c'est d'avoir des places gratuites pour un grand événement sportif, mais en dehors du périphérique rien ne les intéresse(...) Il y a des limites à ne pas dépasser".

Le coup de gueule de Patrick Genin le vice-président de l'Union Sportive Lavalloise.

Les représentants du mouvement sportif des Pays de la Loire se réunissent au ministère des Sports le 25 avril. Laura Flessel, la ministre, sera peut-être de la partie. Si le gouvernement ne change pas les règles du financement du sport amateur, les clubs, les ligues, les comités départementaux pourraient boycotter les journées de championnat et certains événements sportifs.