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Pétition du CNOSF : en Occitanie aussi, des économies "de bouts de chandelle"

jeudi 30 août 2018 à 20:03 Par Julien Balidas, France Bleu Occitanie

Le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) va lancer une pétition nationale mardi 4 septembre. Le mouvement sportif français est vent debout contre le gouvernement. Des clubs et fédérations lassés de se serrer la ceinture.

Illustration.
Illustration. © Maxppp - /MAXPPP

Occitanie, France

Diminution des emplois aidés, perte de 60 millions d'euros dans le budget dédié à la pratique sportive cette année... Le CNOSF est amené à faire des économies. Beaucoup trop selon lui. Son président Denis Masseglia parle de véritable "hold up". Parmi les revendications : le CNOSF veut que les taxes affectées au sport, prélevées notamment sur les droits TV, soient intégralement versées aux crédits du sport. Aujourd'hui, une partie retourne à l'Etat pour réduire le déficit public. 

"On se sent trahis"

"On vous dit qu'en 2024, il faudra trois millions de pratiquants en plus et à côté de ça, on tue le mouvement sportif,", s'agace Brigitte Linder, présidente du Comité départemental olympique et sportif de la Haute-Garonne, et présidente de la Fédération nationale du sport en milieu rural. "On a des clubs qui mettent la clé sous la porte. On veut dire au gouvernement ça suffit. Vous voulez une France sportive et derrière on tue les petits clubs." 

Un monde amateur touché par les baisses de subvention. En Occitanie aussi : "A l'époque, on avait des clubs qui avec 300 euros faisaient des merveilles parce que derrière, il y a la débrouille, le bénévolat. On perd ça en supprimant tout", explique Brigitte Linder. 

Brigitte Linder craint que le niveau du sport français n'en paye les conséquences : "Avant d'avoir du haut niveau, il faut des clubs pour déceler des talents. Avec ces diminutions de financement, ça touchera les équipements sportifs de proximité. Donc moins de lieux pour pratiquer du sport. On aura du mal à former nos jeunes. Pour 2024, on a soutenu la campagne, et là on se sent trahis."

"400 euros pour un bus entre Albi et Toulouse"

Quelles conséquences au quotidien pour les clubs ? Au Sporting Club Albigeois, l'équipe de Fédérale 1 a conservé son statut professionnel. Mais à côté, il y a la partie amateur gérée par une association : "Ce sont 500 licenciés et 12 sections (filles et garçons confondus)", explique Gérard Mariou, président de l’association. "C'est antinomique ce qu'on nous demande. On nous demande de nous occuper des gamins, d'avoir un vrai rôle sociétal au niveau de l'agglomération d'Albi, mais on ne nous donne pas les moyens de le faire."

Le club reçoit des aides de la mairie et de la région mais le club vit surtout grâce aux partenaires qui représentent 85% du budget. "Pour les transports, là on n'a pas d'aide. 12 sections, ce sont autant de déplacements les weekends. Albi-Toulouse par exemple, ça nous coûte 400 euros. Il faut faire des économies de bouts de chandelle. On va réduire les équipements, changer d'équipementier."

"860 clubs ont fait des demandes de subvention en 2014, seulement 240 cette année" selon Brigitte Lander. "Et ils ne seront peut-être pas tous recevables vu les critères demandés qui ne sont pas du tout adaptables aux clubs."