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Piscines en Normandie : "Il y a un lourd déficit de fréquentation"

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Récréa est le leader de la gestion d'équipements aquatiques en France (99 établissements) et emploie 1900 salariés. Malgré l'assouplissement depuis un mois du protocole sanitaire dans les piscines, le groupe normand constate que nageurs et baigneurs tardent à revenir dans les bassins.

Le bassin ludique du centre aquatique Sirena à Carpiquet
Le bassin ludique du centre aquatique Sirena à Carpiquet © Radio France - Olivier Duc

La réouverture des piscines et centres nautiques s'est faite en deux phases : la première avec limitation du nombre de baigneurs et de fortes contraintes en juin puis un assouplissement des règles dès le 06 juillet. Le président de Récréa Gilles Sergent ne peut que constater par les chiffres. Malgré la levée de la plupart des restrictions, les piscines ont un niveau de fréquentation bas pour la saison estivale. 

Depuis le déconfinement, les piscines ont pu rouvrir en France et alléger les premiers protocoles mis en place pour leur réouverture  mais les établissements n'ont pas retrouvé le niveau d'avant-crise loin de là.

Gilles Sergent : On est à moins de 50% de fréquentation comparée à l'année dernière à la même période ce qui fait que le client qui vient est encore plus content des conditions qu'il trouve pour nager, se baigner.

Evidemment cela ne me satisfait pas pleinement. Il y a un lourd déficit de fréquentation. Au pire on est à - 80%. Heureusement certaines vont mieux et en région Normandie on est plutôt autour de -50 à -60%.

Comment expliquez-vous ce déficit de fréquentation?

D'abord cela m'inquiète parce qu'on voit aussi la recrudescence des noyades dans des endroits non surveillés. La piscine est le lieu idéal pour nager dans des conditions sécurisées à la fois en raison de la qualité de l'eau et la surveillance des maîtres-nageurs. 

Alors pourquoi les clients des piscines viennent moins cette année que les années précédentes? Une partie des gens a peur. Une partie des gens préfère aller dans des lieux plus ouverts, à l'extérieur, sans doute. C'est difficile à expliquer. On constate avec la fréquentation d'autres lieux de loisirs - Cinémas, lieux d'escalade... -  que nous ne sommes pas les seuls.

Gilles Sergent dirige le groupe normand Récréa
Gilles Sergent dirige le groupe normand Récréa © Radio France - Olivier Duc

Pensez-vous que les premières mesures prises pour permettre la réouverture des piscines (réservation au préalable, nombre de nageurs et durée de baignades limitées...) ont également pesé sur la fréquentation actuelle des piscines?

Je dirai que certaines mesures extrêmes que vous citez ne sont plus d'actualité aujourd'hui. Aujourd'hui l'entrée est fluide et c'est d'ailleurs ce que disent les clients. Ils trouvent ça très bien et très sécurisé et encore une fois avec des conditions de baignades assez exceptionnelles. Dans la plupart des établissements, on a des espaces bien être (saunas, balnéo etc..). Ce sont des lieux là aussi très agréables à vivre en ce moment.

Est-ce que dans cette période de crise sanitaire, les piscines ne pâtissent pas de l'image pour certains d'un lieu propice à attraper toute sorte de chose?

Cela fait partie des clichés colportés. La piscine avec son eau désinfectée et désinfectante est un lieu au contraire très sécurisé. Entre les piscines d'il y a trente ans et aujourd'hui, les choses ont beaucoup évolué. Ce sont des clichés qui remontent à plus de trente ans.

En tout cas, le monde de la piscine est un lieu plus sécurisé pour plein de raisons que d'aller se baigner dans un lac ou dans la mer.

Est-ce que cette situation fait peser des risques sur le groupe Récréa après le confinement et le chômage partiel pour une large partie de vos salariés?

Toute entreprise qui a son chiffre d'affaire ponctionné de 20, 30, 40 ou 50% souffre, forcément. Maintenant on a tout lieu de penser qu'à la rentrée de septembre on va retrouver des niveaux plus proches des années précédentes. La piscine fait partie du quotidien des Français.

A nous d'être encore plus créatif, d'être encore plus force de proposition et de nous adapter sachant que dans les piscines les coûts sont surtout fixes. Le nombre de maîtres-nageurs, de personnels d'entretien et d'accueil ne varient pas beaucoup en fonction de la fréquentation.

Maintenir un centre aquatique ouvert repose toujours sur un minimum de personne en fonctionnement avec les installations techniques. Si cette situation devait perdurer - ce que je ne crois pas - on essayera d'apporter encore plus de services et de satisfaction aux usagers et aux clients. C'est aussi notre rôle de gestionnaire et de délégataire de service public de se réinventer en permanence et de s'adapter à de nouveau type de situation.

Aujourd'hui il est un peu tôt pour tirer des conclusions sur le moyen terme à partir d'un mois d'ouverture. 90% de nos établissements ne sont ouverts que depuis un mois.

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