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Quand une jeune Savoyarde de 16 ans rêve de devenir pilote de Formule 1

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Ce n'est pas forcément le métier où l'on croise encore beaucoup de jeunes filles de 16 ans comme Angelina. Et pourtant, Angelina Favario, originaire de Saint-Alban-des-Villards (Savoie), veut devenir pilote de Formule 1. Un projet qu'elle construit depuis toute petite avec l'aide de ses parents.

Angelina Favario a réalisé des résultats encourageants lors des compétitions officielles, notamment une troisième place au Trophée Rhône-Alpes 2018.
Angelina Favario a réalisé des résultats encourageants lors des compétitions officielles, notamment une troisième place au Trophée Rhône-Alpes 2018. - Angelina Favario

Saint-Alban-des-Villards, France

"Je baigne dedans depuis toujours car mes parents ont une conduite assez sportive. J'aimais bien quand ma mère m'amenait à l'école ou quand on partait en vacances en voiture. C'est vraiment la vitesse qui me plaît !". Voila la genèse de cette passion qu'Angelina Favario, 16 ans, cultive pour les courses automobiles depuis son plus jeune âge, "vers sept ans" raconte-t-elle. Son rêve est de pouvoir un jour rouler sur un des grands circuits du championnat du monde de Formule 1.

Du karting à 13 ans

La jeune fille de Saint-Alban-des-Villards (Savoie) commence, comme tous les pilotes qui sont devenus grands un jour, par du karting. Depuis trois ans, elle arpente les circuits de la région le mercredi et le week-end pour s'entraîner. "Parfois au détriment des cours" , plaisante Valérie, sa maman, qui l'accompagne et la soutient dans son projet. 

"Il ne faut pas se bloquer aux dangers liés à la vitesse pour ne pas envoyer ses enfants dans les sports automobiles" — Valérie, la maman

Quand on lui demande si cela lui fait peur, la maman répond : "Bien sûr que non ! Aujourd'hui, les monoplaces sont très sécurisées et il ne faut pas se bloquer aux dangers liés à la vitesse pour ne pas envoyer ses enfants dans les sports automobiles".

Rapidement, Angelina obtient des résultats positifs sur les circuits. En 2018, elle termine à la troisième place du Trophée Rhône-Alpes, puis, elle réalise rapidement des stages sur différents circuits européens sur des monoplaces de type "Formule Renault".

Angelina espère être un jour à la place de Sebastian Vettel (sur la bâche en arrière-plan), champion du monde allemand de Formule 1. - Radio France
Angelina espère être un jour à la place de Sebastian Vettel (sur la bâche en arrière-plan), champion du monde allemand de Formule 1. © Radio France - Angelina Favario

Les femmes exclues des circuits auto

Le sport automobile est un univers encore très fermé aux femmes. Angélina en est consciente mais cela ne l'effraie pas. Même si elle a subi des actes sexistes sur les circuits et à l'école. Elle raconte : _"_Mes concurrents et mes entraîneurs me mettaient dans la tête que c'était pas possible d'y arriver et c'est vrai qu'au collège et surtout au lycée cette année, mes copains et mes copines ou même mes professeurs ne comprennent pas et disent que je ne peux pas être une pilote car je suis une fille".

"Mes copains et mes copines ou même mes professeurs ne comprennent pas et disent que je ne peux pas être une pilote car je suis une fille" — Angélina

Une association créée par ses parents pour soutenir les sports automobiles pour les filles

Les parents d'Angelina ont même crée une association pour sensibiliser les jeunes filles sur les possibilités qu'elles ont de faire de la course automobile. "C'est à force de voir le sexisme que subit Angelina que je me suis dit qu'il fallait que je fasse quelque chose. Du coup, j'ai crée cette association avec mon mari" explique Valérie. La famille va se rendre dans des écoles de Maurienne (Savoie) où ils sont installés, pour rendre visite à des enfants de classes primaires pour leur expliquer que les filles peuvent aussi conduire des voitures de courses. Angelina a même pensé à venir avec son kart personnel.

Angelina sera la plus jeune étudiante à l'école 3.2.1 Perform.  - Aucun(e)
Angelina sera la plus jeune étudiante à l'école 3.2.1 Perform. - Angelina Favario

Combiner études et passion pour la course

Pour la rentrée de septembre 2019, Angelina a été acceptée dans l'école 3.2.1 Perform située à Egat (Pyrénées-Orientales). Une vraie réussite puisqu'elle sera la plus jeune fille de l'histoire de l'école, mais aussi puisqu'il s'agit d'une formation mondialement reconnue. Esteban Occon (pilote de F1 chez Mercedes), Sébastien Ogier, six fois champions du monde des rallyes WRC, et Stéphane Peterhansel, recordman du nombre de victoire au Paris-Dakar (13 : 6 en catégorie moto et 7 en voiture) s'y entraînent encore.

"Je suis très fière de rentrer dans cette école" — Angelina

3.2.1 Perform met aussi l'accent sur les études. Angelina va entrer en première scientifique à la rentrée et aura la possibilité de suivre ses cours et s'entraîner. "Un programme chargé mais ils font en sorte que l'on puisse tout gérer" précise la jeune fille. Le matin, elle sera à la salle de sport pour entretenir et améliorer sa condition physique quand l'après-midi elle travaillera ses cours. Le reste du temps sera accordé aux voitures et aux chronos sur circuits.

Une formation aux coûts... très élevés

Vouloir faire de la course automobile a aussi un prix. 48.000 euros pour une année d'étude. A multiplier par le nombre d'années où elle sera au centre. Plus globalement, le budget total pour l'année 2019 est évalué à plus de 137.000 euros, ce qui inclut les déplacements, le matériel aux normes, les tests écuries et les stages de pré-saison.

Angelina est donc à la recherche de sponsors pour la soutenir financièrement et l'accompagner dans sa grande aventure. Et aussi montrer que les femmes sont tout aussi capables que les hommes de conduire à plus de 200 km/h.

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