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VIDÉO - Bénévoles dans le sport : pour Roxana Maracineanu, "il y a aujourd’hui une faille dans le système"

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Par , France Bleu, France Bleu Lorraine Nord

Roxana Maracineanu était l’invitée de France Bleu ce vendredi. La ministre des Sports est revenue sur les agressions sexuelles et les violences dans le sport, la reconnaissance faciale dans les stades, la lutte contre l'homophobie lors des matches et l'opération "Sport Féminin Toujours".

Roxana Maracineanu, la ministre des Sports sur France Bleu
Roxana Maracineanu, la ministre des Sports sur France Bleu © Radio France -

Roxana Maracineanu était l’invitée exceptionnelle de France Bleu ce vendredi dans l'émission Une heure en France. Pendant une demi-heure, la ministre des Sports est revenue sur les agressions sexuelles et les violences dans le sport, le sur les interdictions de déplacements des supporters, sur la lutte contre l'homophobie dans les stades et sur la troisième édition l'opération "Sport Féminin Toujours".

Vers un fichier national des bénévoles

Après les témoignages publiés par le quotidien L'Equipe sur les violences sexuelles dans le patinage et la natation, Roxana Maracineanu a évoqué le harcèlement sexuel dans le sport et a pointé le monde du bénévolat.

"Aujourd'hui il y a une faille dans le système c'est le bénévolat", a martelé l'ancienne championne de natation. "Ces personnes qui s’engagent autour des enfants pour la pratique sportive (...) sont rarement licenciées par les fédérations. Il n'y a donc pas de traçabilité. Elles ne donnent leurs coordonnées à personne car c'est basé sur leur bonne volonté."

Et de préciser qu'une expérimentation de six mois avec la Fédération Française de Football sur un territoire est en train d'être menée avec pour objectif de licencier tous les bénévoles de ce territoire : "On a pu de cette manière avoir des fichiers qu'on peut croiser automatiquement au niveau national car ces bénévoles, si on les repère, ils peuvent partir ailleurs. Ça doit se faire au niveau national."

"On va avoir les résultats de cette expérimentation prochainement et on va l'étendre à toutes les fédérations", a expliqué Roxana Maracineanu qui souhaite "un fichier national avec les coordonnées et les noms des bénévoles"

"C’est long car il faut réformer le système des licences, il faut mettre dans la tête des présidents des associations que ce sont eux qui sont responsables pénalement des personnes qui encadrent les enfants." Et de conclure : "C'est sûr qu'en en parlant au grand public ça va faire accélérer les choses."

Favorable à la reconnaissance faciale dans les stades

Interrogée sur la reconnaissance faciale testée au stade du FC Metz - innovation technologique d'une start-up messine - sur des salariés volontaires mais pas sur les supporters, Roxana Maracineanu s'est montrée favorable : "Ces expérimentations (...) ont vocation à être valorisées sur les grands événements sportifs que la France organise et sur d'autres événements sportifs où la France peut exporter son savoir-faire."

Et de préciser : "Ce ne sont pas les supporters qui sont expressément visés mais la sécurité autour de l’événement sportif dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Quand on a des personnes rassemblées autour d'un événement sportif ça peut être très dangereux."

Faut-il généraliser la reconnaissance faciale ? "Pas spécifiquement pour cibler les supporters mais je suis favorable à toutes les méthodes comme celle-ci pour assurer la sécurité des gens pour reconnaître les personnes qui peuvent mettre les autres en danger. Il faut pouvoir les reconnaître et les repérer dans le respect des droits de chacun."

Interrogée sur les restrictions et les interdictions de déplacements des supporters de football Roxana Maracineanu a rappelé qu'il existait depuis novembre 2019 une circulaire commune avec le ministère de l'Intérieur pour faciliter le déplacement des supporters :"On veut protéger le public contre toute forme de violence. C'est le rôle des pouvoirs publics d’encadrer et de réguler de manière raisonnée."

Et la ministre de confier : "C'est vrai que jusqu'à maintenant c'était des décisions unilatérales parfois sans vraie justification. Les supporters avaient du mal à comprendre surtout s'ils n'étaient pas associés à la décision autour de la table. Cette circulaire va changer la donne car il y a aujoud'hui plus de déplacements."

"L'engouement" des arbitres salué sur les interruptions de matches dans la lutte contre l'homophobie

La ministre des Sports est revenue sur ses mesures prises l'an dernier pour combattre l'homophobie dans le sport, et notamment sur les interruptions de rencontres en cas de chants à caractère homophobe.

"Ma prise de position sur les chants à caractère homophobe dans les stades [de football], c'est vrai, a soulevé l'engouement des arbitres (...) Ils ont envie d'être plus reconnus. On le voit aujourd'hui, même si leur engouement a clairement été un peu arrêté par la prise de position du président de la fédération française de football [Noël Le Graët, qui avait demandé en septembre aux arbitres de ne plus arrêter les matchs], ils ont envie de continuer et les sportifs ont envie de continuer à faire vivre cette cause", a expliqué la ministre.

"Il y en a encore dans certains stades, et je pense que les arbitres continueront à le faire dès qu'ils jugent que les chants dépassent une certaine limite", a poursuivi Roxana Maracineanu. "Il faut aussi remarquer une responsabilisation des groupes de supporters qui ont pour certains d'entre eux compris le message", a-t-elle salué. "Comme l'ont dit les supporters, 'Nous on n'est pas homophobes, c'est traditionnel dans ces chants-là', mais il faut aussi qu'ils comprennent que ces chants accréditent et légitiment des gestes ailleurs dans la société", a analysé la ministre.

Plus de sport féminin dans les médias

La ministre des Sports a été également interrogée sur la troisième édition de l'opération Sport Féminin Toujours, un événement co-organisé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et le ministère ce week-end, en partenariat avec le secrétariat d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, et avec le soutien du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et du Comité paralympique et sportif français (CPSF).

Dans le cadre de la présentation de l'opération mardi, Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, a proposé que 50 % des retransmissions sportives concernent le sport féminin. un objectif partagé par Roxana Maracineanu.

L'interview complète en vidéo

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