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Sébastien Bourdais : "Je courrai la fin du championnat d’Indycar en septembre"

Par Maïwenn Lamy et Julie Le Duff, France Bleu Maine vendredi 7 juillet 2017 à 16:58

Sébastien Bourdais après sa victoire aux 24 heures du Mans avec Ford, en 2016. A cause de l'accident d'Indianapolis, il n'a pas pu courir au Mans en 2017
Sébastien Bourdais après sa victoire aux 24 heures du Mans avec Ford, en 2016. A cause de l'accident d'Indianapolis, il n'a pas pu courir au Mans en 2017 © Radio France - Yann Lastennet

Moins de sept semaines après son terrible accident à 300 kilomètres/heure, Sébastien Bourdais peut désormais marcher sans béquille. Le pilote manceau est dans les temps pour prendre le départ de la dernière course de la saison d’Indycar en septembre.

Quand on se remémore les images terribles de l’accident de mai à Indianapolis, la vidéo postée par Sébastien Bourdais sur les réseaux sociaux en cette fin de semaine semblent irréelle : on y voit le pilote manceau s’extraire comme si de rien n’était de la piscine et faire quelques pas, sans béquille. Pourtant, il y a moins de deux mois, le pilote manceau était ressorti avec de multiples fractures (hanche, bassin, col du fémur) d’un crash à 300 km/h. Gravement blessé, mais vivant : déjà un miracle en soi.

Rendez-vous en septembre

"C’est vrai que le choc a été tellement costaud que je suis simplement content d’en avoir réchappé", nous confie Sébastien Bourdais depuis les Etats-Unis, affichant un moral au beau fixe. "Maintenant, pour reprendre l’entraînement, j’attends juste que l’équipe médicale me donne le feu vert pour remonter dans une voiture". L’objectif reste celui qu’il revendiquait dès la fin du mois de mai : reprendre le volant avant la fin de la saison d’Indycar, et prendre le départ à Sonoma le 17 septembre.

Sans occulter le fait d’avoir frôlé la mort il y a six semaines et demie, il veut se concentrer sur la suite : "Dans l’Indycar, on sait qu’on prend des risques, on les assume et on gère. Je sais exactement pourquoi l’accident est arrivé et ce que j’aurais pu faire pour l’éviter. Je ne vais pas l’oublier, parce que je ne referai pas la même erreur. Et je ne vais pas remonter dans l’auto sur un [circuit] ovale avant l’année prochaine, parce que mes os ne pourraient pas encore supporter un autre accident comme celui que j’ai eu en mai. Donc je recommencerai d’abord sur des circuits routiers où les impacts potentiels sont bien moindres, et pour les ovales on verra ça en 2018".

La "vraie" rééducation commence

Les radios réalisées mercredi dernier sont très rassurantes : "Ça s’est bien consolidé, on n’est pas à 100% mais presque. Maintenant je démarre la rééducation spécifique des muscles stabilisateurs qui sont un peu atrophiés, mais ça va se remettre gentiment en route", assure le pilote manceau, ravi de pouvoir maintenant se passer de béquilles, au moins de temps en temps.

Il avait déjà impressionné tous ses fans avec les photos le montrant en rééducation avant même sa sortie des soins intensifs. "Je sais que c’est un peu étonnant mais comme les fractures ont été réduites tout de suite et qu’il n’y a pas eu de complication, c’était possible."