Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Tous les sports

Baisse des subventions dans le sport amateur : les clubs corses au bord de l'asphyxie

vendredi 31 août 2018 à 7:35 Par Marion Galland et Maxime Becmeur, France Bleu RCFM

Les subventions attribuées aux clubs de sport amateur vont à nouveau baisser cette année. Des diminutions parfois très importantes qui pourraient mettre en péril l’avenir de certains d’entre eux.

Certains clubs amateurs pourraient ne pas survivre à la baisse des subventions
Certains clubs amateurs pourraient ne pas survivre à la baisse des subventions © Maxppp - Maxppp

Corse, France

Les clubs de sport amateur sont dans l'incertitude concernant l'attribution de leurs subventions. Des inquiétudes que les fédérations et ligues sportives régionales ont pu faire remonter mercredi à Paris lors du congrès du CNOSF, le comité national olympique et sportif français. Les participants se sont prononcés pour le lancement d'une pétition nationale portant sur la baisse des moyens financiers dans le sport amateur. Une large majorité de clubs amateurs est en effet touchée par une diminution drastique des emplois aidés, mais surtout des subventions. Des coupes budgétaires qui se ressentent aussi en Corse, quelle que soit la discipline. Ce sont d'abord les crédits du CNDS, le centre national pour le développement du sport, qui ont dégringolé. 23 % de moins cette année pour la région Corse.

Tous les sports sont concernés par cette baisse - Maxppp
Tous les sports sont concernés par cette baisse © Maxppp - Maxppp

Constat paradoxal, l'organisation des Jeux Olympiques à Paris en 2024 n'apporte pas la dynamique espérée, en particulier financière.

Double peine

Le mouvement sportif dans la région Corse va donc perdre 23 % de crédits venant du CNDS, mais pas seulement. 

« Dans notre région on oublie qu’on a fait disparaître les deux départements », ajoute Pierre Santoni, président du CROS Corse, le comité régional olympique et sportif. « Nous perdons deux lignes budgétaires conséquentes et que je ne pense pas que nous les retrouverons avec la collectivité unique ». 

Pierre Santoni, président du CROS Corse, " nous perdons deux lignes budgétaires conséquentes"

Jean-Baptiste Benjamin est le secrétaire de l'ASPTT Ajaccio, un club omnisports qui compte 900 licenciés. Son club a tout simplement dû faire des sacrifices. 

L'ASPTT Ajaccio a dû vendre une partie de ses installations - Aucun(e)
L'ASPTT Ajaccio a dû vendre une partie de ses installations - ASPTT Ajaccio

«Lorsqu’il y a diminution des crédits, il y a forcément diminution de l’activité et il y a des choix à faire », explique-t-il. « Nous avons dû vendre une partie de notre installation. Comment expliquer à nos adhérents qu’on arrête une activité qui fonctionnait bien ? Il faut absolument rechercher des fonds propres qui viennent combler le manque ».

Jean-Baptiste Benjamin, secrétaire de l'ASPTT Ajaccio, "lorsqu’il y a diminution des crédits, il y a forcément diminution de l’activité"

Les petites structures, premières victimes

Et la pilule a encore plus de mal à passer dans les petites structures. 

« Pour un petit club comme le nôtre, nous avions de l’ordre de 15 % d’aides publiques sur notre budget, là on va passer à tout juste 5% », explique de son côté Franck Risterucci, le président du Sporting Club Bocognano Gravona. 

Pour lui l’aspect financier est un problème, mais surtout car il couvre également un aspect social. 

C'est toute la jeunesse insulaire qui va en être victime

« _Le travail qui est effectué dans nos clubs est extrêmement important dans un rôle social au niveau de la jeunesse_. Il ne faudrait pas que ce soient ces clubs, avec des nombreux bénévoles, qui en pâtissent, parce qu’au-delà c’est toute la jeunesse insulaire qui va en être victime. Si demain nos clubs mettaient la clef sous la porte, je pense que le coût que devraient mettre les collectivités pour s’occuper de cette jeunesse serait largement supérieur aux subventions qui nous sont allouées actuellement». 

Franck Risterucci, président du Sporting Club Bocognano Gravona, "c’est toute la jeunesse insulaire qui va en être victime"