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Sport auto : Les grands débuts d’Alpine dans la catégorie reine de l'endurance

Les 6 Heures de Spa-Francorchamps marquent ce week-end le début du championnat du monde d'endurance. Principale intrigue de cette saison 2021 : le niveau de performance de l’écurie Alpine, qui fait le grand saut vers la nouvelle catégorie HyperCar pour aller défier Toyota.

Premiers essais à Spa-Francorchamps pour l'A480, l'HyperCar Alpine
Premiers essais à Spa-Francorchamps pour l'A480, l'HyperCar Alpine - Signatech/DPPI

Après deux titres mondiaux et trois victoires de catégorie aux 24 Heures du Mans, l’écurie Signatech-Alpine n’avait plus rien à prouver en LMP2. Et regardait avec gourmandise vers la catégorie reine (LMP1 renommé HyperCar cette saison). Heureuse concomitance d’intérêts, ce souhait de promotion a été exaucé par la haute direction de Renault, désireuse de faire d’Alpine sa marque sportive. Avec des engagements dans les deux grands championnats sur piste en 2021 : La formule 1 et le WEC (championnat du monde d'endurance). L’écurie renommée ‘Alpine Endurance Team’ débute sa nouvelle carrière ce week-end sur le redoutable circuit de Spa-Francorchamps (Belgique).

Stimulant d’être dans la catégorie reine - Philippe Sinault, Team Principal

Philippe Sinault, patron de Signatech, et Alpine ont uni leur destin en 2013. Avec beaucoup de succès en championnat d’Europe puis en championnat du monde LMP2. Le patron espérait depuis plusieurs années cette promotion dans la catégorie reine de l’endurance. Ce week-end il dirigera pour la première fois son écurie en HyperCar. “Je le vis comme une bonne pression positive. Cela nous confère un nouveau statut, c’est vraiment stimulant d’être désormais dans cette catégorie reine” confie Philippe Sinault.

Cette arrivée au sommet de l’affiche implique la découverte d’un nouveau bolide : l’A 480, avec un châssis Oreca et un moteur Gibson. Un package qui, sur le papier, ressemble à celui utilisé en LMP2 (châssis Oreca 07 - moteur Gibson). Mais la réalité d’exploitation est différente. “Même si l'environnement technique, la conception et la philosophie sont très similaires, cette voiture est fondamentalement différente, de par ses éléments plus aboutis en termes d’aérodynamique”. Puisque cette A480 n’est pas la grande sœur de l’A470, il a fallu passer par un gros balayage technique pour décoder ses comportements. Des essais privés cet hiver, puis en début de semaine sur le circuit de Spa-Francorchamps. “Le prologue nous a permis de mieux connaître l’A480, on a beaucoup roulé. Ce qui nous a permis d’emmagasiner beaucoup beaucoup d'informations” observe le patron de l’écurie.

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Pilotes : le retour du capitaine Lapierre

Côté pilotes, l’écurie enregistre le retour de son pilote le plus prolifique : Nicolas Lapierre, impliqué dans les titres mondiaux 2016 et 2019 et dans les trois victoires LMP2 aux 24 Heures du Mans (2016, 2018  et 2019). “Nico, c'est une valeur sûre on le sait tous ! Quand on a imaginé ce passage dans la catégorie reine, le premier nom qui a été mis sur la liste a été celui de Nicolas. On s'était tapé dans la main à la fin du cycle LMP2 et il m'avait dit 'si tu vas en P1 appelle-moi et je ferai partie de l'aventure’. C'est ce qui s'est passé et c'est clairement un avantage pour nous”. Une alliance en forme d’évidence, tant le bagage du pilote savoyard est large. Au-delà de son palmarès, il a vécu de l’intérieur l’arrivée de Toyota en 2012, puis il a développé les châssis les plus récents d’Oreca LMP1 et LMP2 (dont le R13 rebadgé Alpine). En 2021, Lapierre fera équipe avec le brésilien Negrao, devenu une référence de l'endurance depuis son arrivée en 2017, et le jeune français Matthieu Vaxivière, réputé pour sa pointe de vitesse. Le trio devra se battre contre des équipages Toyota inchangés : Conway-Kobayashi-Lopez (champion du monde 2020) et Buemi-Nakajima-Harley, lauréat des 24 Heures du Mans.

Philippe Sinault et Nicolas Lapierre (à droite) à nouveau réunis chez Alpine
Philippe Sinault et Nicolas Lapierre (à droite) à nouveau réunis chez Alpine - Signatech Alpine

Une concurrence inattendue à Spa-Francorchamps

Cette première course de l’ère HyperCar pourrait réserver des surprises. Les deux écuries engagées dans la catégorie reine (Toyota et Alpine) seront menacées par les plus rapides des LMP2 ! L’avertissement a pris forme lors de ce prologue conclu par la présence de trois bolides de la supposée “deuxième division” au sommet de la feuille des chronos. Un chamboule-tout consécutif au règlement de la nouvelle catégorie reine HyperCar, conçu pour réduire les dépenses en matière de développement.  La nouvelle Toyota GR010 est nettement moins rapide que la TS050 japonaise de l’ère LMP1. Pour atteindre un équilibre de performance, le législateur a donc imposé une grosse surcharge pondérale à l’Alpine. Lors du prologue, l’A480 a bouclé son meilleur temps à quatre secondes de la pole-position 2020 de la Rebellion, dotée du même package R13/Gibson, sur le circuit de Spa-Francorchamps. Toyota et Alpine sont proches, ce qui était l’idée de départ, mais l’opération "ralentissement" est moins efficace en LMP2. Ce qui permet à ces protos de rivaliser avec les HyperCar. Notamment dans le secteur 2 du circuit ardennais, le plus sinueux, où la légèreté des “P2” est un réel avantage.  

Grimper d’une catégorie pour se retrouver menacé par les camarades des dernières années : un constat  amer pour Alpine, qui s’attend donc à une première manche difficile ce week-end. Il y aura un probable réajustement de la BoP (balance de performance) mais “ce sera compliqué de l’imposer dès ce week-end. Il est tard pour demander aux LMP2 un changement avant la course” observe Philippe Sinault. 

Malgré son statut HyperCar, Alpine sera menacée par les divisions inférieures pour la première course de la saison
Malgré son statut HyperCar, Alpine sera menacée par les divisions inférieures pour la première course de la saison - Signatech/DPPI

Une première course avec une nouvelle voiture est toujours un saut dans l'inconnu, mais l’écurie Alpine ne s’attendait pas à cette menace de la classe inférieure. Et si la pluie annoncée ce week-end en Belgique est effectivement au rendez-vous, les GT pourraient ajouter leur grain de sel grâce à leur meilleur grip mécanique. Difficile donc de se donner un objectif dans le clan français. “Notre priorité, ce sera la fiabilité. Pour l’instant notre classement, vainqueur, podium ou autre, ce n’est pas le sujet" tranche Philippe Sinault, avec cette première course de la saison. Un baptême pour établir un premier rapport de force dans cet opus 2021 qui, sur le papier, promet à Alpine l’excitant défi d’aller chercher le titre suprême de l'endurance. Et au classement général des 24 Heures du Mans

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