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Stade Bleu Présidentiel - Jean-Luc Mélenchon : "Je ne suis pas favorable aux JO 2024 à Paris"

jeudi 30 mars 2017 à 10:00 - Mis à jour le dimanche 2 avril 2017 à 19:30 Par Benjamin Jacquot, France Bleu

Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Stade Bleu Présidentiel ce dimanche soir. Le candidat de "La France Insoumise" a parlé de son hostilité à l'accueil des JO par Paris en 2024, des cours de sport de sa jeunesse et d'argent dans le milieu du sport. Un entretien à retrouver en vidéo.

Jean-Luc Mélenchon, invité de Stade Bleu Présidentiel ce dimanche 2 avril
Jean-Luc Mélenchon, invité de Stade Bleu Présidentiel ce dimanche 2 avril © Radio France - Benjamin Jacquot

Chaque dimanche, Jacques Vendroux, patron des sports de Radio France, reçoit un candidat à l'élection présidentielle dans l'émission Stade Bleu. Après Emmanuel Macron, Benoît Hamon, François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, c'est à Jean-Luc Mélenchon de nous exposer sa vision du sport : souvenirs de jeunesse, programme, JO, le candidat de la France Insoumise (FI) s'est livré durant une vingtaine de minutes sur France Bleu.

"Je suis champion de course dans les couloirs du métro"

Le sport n'est pas la passion première de Jean-Luc Mélenchon et le candidat FI ne s'en cache pas : "Je n'étais pas le plus costaud de ma bande et j'ai longtemps été le plus petit et le plus maigre (...) j'étais la caricature de l'intello du coin". C'est à travers le cadre scolaire que l'homme politique se souvient de ses principales expériences sportives : "Au lycée, il fallait que je fasse beaucoup d'efforts pour figurer honorablement (...) je me souviens que je ne supportais pas d'avoir un mal de chien avec le poids à jeter de 5 kilos et je ne brillais que là où la volonté l'emportait sur tout." Et c'est en course d'endurance que la détermination du jeune Mélenchon s'exprime le mieux : "J'en raffolais et là j'avais des résultats ! J'arrivais le premier, à moitié asphyxié mais je le faisais !" Ce qu'il reste de tout cela aujourd'hui ? L'homme politique de 65 ans révèle, non sans humour : "La course dans les couloirs de métro, je crois en être l'un des champions les plus avancés ! Je suis le meilleur escaladeur d'escaliers de métro que je connaisse ! À chaque fois que l'on y va, toute mon escorte a un mal de chien à me suivre. Dans ce domaine, je pense que je remporterais facilement une médaille mais par modestie je ne participe pas au concours national."

"Les Jeux Olympiques à Paris ? Je n'y suis pas favorable"

Jean-Luc Mélenchon est catégorique quant à la candidature de Paris pour accueillir les JO 2024 : "Je n'y suis pas favorable. Les Jeux Olympiques contemporains sont une énorme machine à sous qui, en général, détruisent beaucoup autour d'eux." Le fondateur du mouvement FI cite pour illustrer ses propos les JO d'Athènes 2004 et de Rio 2016 : "Cela a déclenché des manifestations de masse qui, pour un peu, auraient tourné à la révolution sociale, les gens demandant que l'on se préoccupe d'abord d'eux !". "C'est l'image d'un immense gâchis !" martèle Jean-Luc Mélenchon : "À chaque fois ce sont des installations qui pourrissent sur pied et dont on ne se sert plus après. Elles laissent des villes ou des États très endettés." Il nuance toutefois son propos : "Je ne prétends pas avoir raison contre tout le monde, c'est mon raisonnement, ma manière de voir cette affaire !" avant de poursuivre : "on pourrait demander aux gens, et faire un référendum en Île-de-France (...) parce qu'après tout c'est avec leurs impôts que sera réglée l'ardoise."

"Le sport est malade, il faut le définanciariser !"

C'est le constat de Jean-Luc Mélenchon : "Le sport est malade en France. Il est malade de l'argent !". L' ancien ministre de l'enseignement professionnel explique : "Les structures du sport étaient une bonne vitrine de ce qu'était notre pays il y a encore peu : beaucoup d'infrastructures publiques, mises au service d'un public nombreux (...) Et puis l'argent et la finance sont entrés là-dedans et on arrive à ces situations grotesques où l'on se vend des joueurs de football à des sommes absolument inouïes, où des clubs sont cotés en bourse...". Une pratique qui amène à de nombreuses dérives selon Jean-Luc Mélenchon, qui fustige "le manque d'exemplarité de certains comportements" liée à cette accumulation d'argent. Le candidat à la Présidentielle, "partisan du sport de masse" promet "des sanctions" pour ceux "qui ne paient pas leurs impôts en France" ou ceux qui "refusent de payer des cotisations sociales sur leur droit à l'image". Pour "définanciariser" le sport, comme le veut le candidat FI, il faut "prendre toutes sortes de mesures". "Je suis contre le naming (parrainage d'un stade par une marque ndlr.)", poursuit-il, "et je ne vois pas de raison à ce que la cotation en bourse continue et je suis absolument hostile à ce marché invraisemblable de sportifs !".

"Lors d'un meeting politique, le corps entier est appelé à la rescousse !"

La politique possède "une dimension de préparation physique, d'endurance" explique le candidat d'extrême gauche. Il poursuit : "Une campagne électorale déclenche des réactions physiques différentes suivant les individus". Quelque chose de semblable à ce que peut subir un sportif de haut niveau avec "des giclées gigantesques d'adrénaline dans le moment de la décision, de tactique, ou lors d'un événement aussi bouleversant physiquement qu'un meeting !". En clair, il est nécessaire de prendre soin de son corps... et de son esprit : "Je ne lis pas mes discours, il faut donc que la mémoire soit à son top !" prévient Jean-Luc Mélenchon. D'une manière générale, "le corps entier est appelé à la rescousse" assure-t-il, ajoutant que lors de meetings, il peut "perdre jusqu'à 1 kilo d'eau" en quelques heures !