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Surf : la Canaulaise Justine Dupont "gagnante dans l'équation" des grosses vagues

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Par , France Bleu Gironde

La surfeuse canaulaise Justine Dupont est rentrée ce lundi de Californie où elle a été honorée par ses pairs lors des Big Wave Awards, cérémonie qui récompense ceux qui défient les plus grosses vagues de la planète. Interview.

Justine Dupont vit une partie de l'année à Nazaré.
Justine Dupont vit une partie de l'année à Nazaré. © AFP - Francisco Leong

Bordeaux, France

France Bleu : on vous a presque sentie plus stressée sur le podium à Redondo Beach que sur les murs de mer de Nazaré ?

Justine Dupont : Effectivement (rires). C'était une grosse soirée, il y avait beaucoup de monde et une estrade imposante. Au moins j'ai vécu la soirée intensément. J'appréhendais à l'idée de devoir faire un petit discours. En plus, on ne connaît pas les résultats jusqu'au dernier moment. Mais c'était chouette. C'était un sacré travail d'équipe donc j'étais contente qu'on remporte ces trophées là (ndlr : la plus grosse vague de l'année et la meilleur performance féminine de l'année).

Je ne le vois pas comme un danger. Il y a du danger, OK, donc je m'entraîne plus, j'essaie de maîtriser le plus possible les choses. Après, c'est l'océan qui dictera le reste.

Vous avez brillé à Nazaré début novembre avant de laisser un genou et une épaule quelques jours plus tard lors du Jaws Challenge à Hawaii. Ça résume cette discipline sur laquelle seuls quelques-uns s'aventurent ?

J'ai beaucoup appris. La gestion des émotions, du stress, de la peur. Mieux se connaître. Moi je recherche des lignes où je peux jouer avec la vague et assumer le risque de jouer et par moment de perdre. On apprend parce qu'on se confronte à chaque fois à quelque chose d'inconnu, de différent. Se mettre face à une épreuve et essayer de s'en sortir, de trouver les solutions. Les conséquences sont peut-être grosses, mais je peux minimiser les risques. Donc je suis gagnante dans l'équation. Je ne le vois pas comme un danger. Il y a du danger, OK, donc je m'entraîne plus, j'essaie de maîtriser le plus possible les choses. Après, c'est l'océan qui dictera le reste.

Vous avez repris le surf le mois dernier. Avec quel programme ?

J'ai peu de temps de pause, je jongle entre les disciplines. Là je pars débuter le circuit WQS pour marquer des points et essayer de retrouver l'équipe de France. Je me sers de l'une pour performer dans l'autre. Ça me va. Les grosses vagues c'est quelque chose que j'ai dans le cœur, c'est vraiment une passion. Ne pas les faire et me priver pour ne disputer que des compétitions, ça ne m’intéresserait pas non plus. Donc j'ai bien trouvé mon équilibre et j'ai beaucoup de bol parce que le planning s'y prête aussi. Je peux faire mes compétitions de shortboard l'été et mes grosses vagues l'hiver.