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Surf : le film documentaire landais "Vague à l'âme" primé au festival international d'Hawaï

mardi 26 juin 2018 à 18:27 Par Paul Ferrier, France Bleu Gascogne

Des Landais sur des vagues monstrueuses. Un film documentaire landais consacré aux surfeurs Benjamin Sanchis et Justin Bécret, réalisé par un studio d'Hossegor, a été primé dans la Mecque du surf ce vendredi 22 juin. "Vague à l'âme" a été désigné à Hawaï, meilleur film documentaire d'aventure.

L'affiche du film réalisé par Vincent Kardasik
L'affiche du film réalisé par Vincent Kardasik - DR

Hossegor, France

C'est un film landais consacré aux grosses, aux très très grosses vagues, qui vient d'être primé à Hawaï lors du festival du film de Mauï. "Vague à l'âme", réalisé par le réalisateur d'Hossegor, Vincent Kardasik, suit la quête de grosses vagues des deux légendes de la discipline Shane Dorian l'Américain et Benjamin Sanchis le Landais. Un film comme une revanche pour celui qu'on surnomme Sancho, après sa chute sur la vague de tous les records à Nazaré en 2014 et la non reconnaissance de ses pairs. 

Moi je suis l'enfant pourri gâté du surf" — Benjamin Sanchis

Si le film montre de belles images de surf sur des vagues monumentales, à Nazaré au Portugal, à Hossegor, à Jaws à Hawaï et aussi en Australie ou encore en Irlande, il montre aussi et c'est sans doute ce qui le différencie des autres, l'intimité de ces surfeurs et de l'équipe qui les entoure. On y découvre les états d’âme de Benjamins Sanchis dans sa recherche de la vague parfaite qui se heurte parfois aux conditions climatiques qui se refusent.

"Moi ce que j'aime c'est être au bon endroit au bon moment, pour surfer des bonnes vagues. Et quand tu vois qu'on merde, tu te dis qu'on est débile, parce qu'on a que ça à faire", s'agace le Landais dans le film, avant de conclure : "Je ne suis pas un surfeur professionnel. Quand je vois les autres qui galèrent à aller faire leurs compétitions, à traverser le monde pour aller faire des séries dans des vagues pourries... Moi je suis l'enfant pourri gâté du surf." C'est l'expression d'un surfeur qui a choisi, pour vivre de sa passion, de ne pas compter sur la compétition mais sur les images qu'il peut ramener à ses sponsors. Il a donc besoin d'être productif quand il se déplace, c'est l'un des enseignements du film. 

L'initiation d'un adolescent aux grosses vagues

Celui qui est chargé de trouver les bonnes vagues au bon moment est aussi un Landais. C'est le producteur du film qui travaille pour Billabong. François Liets est reconnu comme l'un des meilleurs analystes de la météo surf pour dénicher le bon swell. C'est lui, aussi, qui demande à Justin Bécret de rejoindre Benjamin Sanchis pour se mesurer aux murs d'eau. C'est un moment du film passionnant : la transmission du savoir entre l'expérimenté Benjamin Sanchis et  le tout jeune espoir du surf landais, Justin Bécret, qui avait 15 ans au début du tournage. Il est conseillé, protégé par tous et surtout par son aîné Benjamin Sanchis. 

"Il me balance sur une vague, raconte l'adolescent face caméra après une session très épaisse en Irlande, le truc géant derrière moi. Je suis tombé sur le dos, j'ai vu la vague passer au-dessus de moi, j'ai halluciné. Je suis parti avec la lèvre et je me suis fait exploser." François Liets, qui a connu Justin Bécret tout petit, est admiratif. "C'est un gamin qui a beaucoup de potentiel. Dans le film, il surf des vagues de plus de 10 mètres. Il y a très peu de gamins qui sont capables de le réaliser, c'est sûr."

Le réalisateur Vincent Kardasik à gauche et le producteur François Liets à droite.  - Radio France
Le réalisateur Vincent Kardasik à gauche et le producteur François Liets à droite. © Radio France - Paul Ferrier

Vincent Kardasik, le réalisateur dont le studio LKrtel est situé en zone Pédebert à Hossegor, explique que tout à été fait pour sécuriser les sessions de l'adolescent qui s'est, par exemple, frotté aux vagues légendaires de Jaws. Quitte parfois à privilégier la sécurité aux conditions de tournage. "On ne l'a pas surprotégé mais on l'a quand même beaucoup encadré. Parce qu'on avait conscience de ce qui pouvait se passer et qu'à tout moment cela pouvait prendre un aspect dramatique."

Le film documentaire "Vague à l’âme" réalisé par  Vincent Kardasik sera projeté à Anglet le 12 juillet prochain à 19 heures lors du Festival de film de surf.