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Dossier : 100% PSG sur France Bleu Paris

"Ma relation avec le PSG est magique, fusionnelle" confie Teddy Riner dans 100% PSG

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Par , France Bleu Paris

Ce jeudi, le double champion olympique et décuple champion du monde de judo Teddy Riner était l'invité de 100% PSG. L'occasion pour lui de déclarer sa flamme au club de sa vie, mais aussi à Ronaldinho. Avec un objectif en ligne de mire : décrocher cet été un troisième titre olympique... d'affilée.

 Teddy Riner à l'entraînement avec son club de cœur, en janvier 2019
Teddy Riner à l'entraînement avec son club de cœur, en janvier 2019 © Getty - Aurélien Meunier

Invité exceptionnel, Teddy Riner s'est installé sur le tatami de France Bleu Paris. L'immense champion a participé à l'émission 100% PSG Le Mag avec Pia Clemens et Eric Bastien. On vous propose l'entretien en intégralité de l'immense Teddy. 

ECOUTER L'INTERVIEW :

Teddy Riner dans 100% PSG

Si le Paris Saint-Germain était un humain, comment qualifieriez-vous votre relation avec elle ou lui ? 

Magique. Fusionnelle.

A quel âge avez-vous commencé à avoir les yeux qui brillaient quand vous voyiez du rouge et bleu ?

Ca a commencé quand j’avais six ou sept ans. Tout simplement parce que le PSG Judo a été mon premier club. A l’époque, dans le club, il n’y avait que des grands noms : David Douillet, Djamel Bouras, Cyril Soyer, Frédéric Demontfaucon… Il y avait une super ambiance et on avait le plus gros dojo d'Europe. 

Et puis comme c’était un grand club omnisports, on avait aussi des places pour aller voir jouer le Paris Saint-Germain foot. Et une fois, mon père m’a emmené. C’était l’une des deux saisons où Ronaldinho était au club. Woaw. C’était extraordinaire. Déjà, je suis rentré dans un stade qui était un chaudron. L'ambiance. Et alors quand je vois un magicien comme lui, qui… Woaw… Qui fait ce qu'il veut de ses pieds… C’était juste extraordinaire. Et pour la petite anecdote, moi je n’étais encore qu’un enfant. Mais plus tard, un jour, alors que j’étais adulte, je me suis retrouvé nez à nez avec lui. Et j’étais comme un enfant ! Woaw. Super moment. La seule chose que je regrette de ce petit moment, c’est de ne pas avoir pris une photo. Mais seules les montagnes ne se recroisent pas. 

Quel rôle avez-vous joué dans la renaissance du PSG Judo en 2017 ?

Concrètement, je suis là pour justement faire venir les jeunes, que les jeunes apprennent à mes côtés, et qu'on redevienne un grand club. J’ai donc un peu ce rôle de grand frère, que je prends avec grand plaisir. Parce que par rapport à la génération actuelle en Equipe de France, j’ai un certain âge ! La moyenne d’âge est plutôt de 22 ou 23 ans. A 31 ans, je suis un peu le vieux de l’équipe. Mais voilà, j’en impose encore. Donc j’essaie de donner le maximum par rapport aux connaissances que j’ai acquises au fur et à mesure des années. Et puis, c’est aussi bien d’être au contact de la fraîcheur, de la jeunesse. Parce qu’ils ont aussi à vous apporter.

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Mais vous, en tant qu’athlète habitué à l'excellence, qu’est-ce qui vous a convaincu dans ce projet ?

Grâce au fait que le Paris Saint-Germain Judo soit aux côtés du PSG Handball et de PSG Football, de quoi qu’on ait besoin, on l’a. On a besoin d’avoir des infrastructures pour récupérer : on les a. On a besoin de place pour s’entraîner, de nouveaux appareils : de quoi qu'on ait besoin pour la performance, on l’a. Tout est mis à notre disposition pour la réussite de notre projet. Donc je ne pouvais pas, un, ne pas revenir à la maison, et deux, passer à côté d'infrastructures comme celles-ci.

Comment se passe le travail avec Nasser al-Khelaïfi, le président de toutes les sections du PSG ?

Ca fait plaisir. C’est un plaisir de parler de sport avec lui. C’est un plaisir de voir qu’il s’intéresse aussi bien au foot qu’au handball et qu'au judo, et qu’il est vraiment un amoureux du sport. C’est ça que j’aime. Cet échange et le fait que malgré la faible médiatisation de mon sport, on s’y intéresse. Donc je suis content.

Touché par la présence de Nasser al-Khelaïfi aux Masters de Doha

Il était d’ailleurs présent aux Masters de Doha, que vous venez de remporter. 

Oui. Le PSG Judo a été le meilleur club français à Doha, et le président est venu nous voir. Moi, ça me touche. Ça me touche personnellement, mais ça me touche aussi pour l’histoire de mon sport. Parce qu’on s’y intéresse, et qu’on le met en lumière rien qu’en venant. 

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Comment avez-vous vécu les premiers mois d’existence de la nouvelle section judo du PSG, en 2017, alors que vous en étiez le seul athlète et que le projet peinait à convaincre d’autres judokas ?

Comme tout club qui renaît de ses cendres, il faut laisser le temps. Et demander à des athlètes de quitter leur cocon pour venir dans un club en reconstruction, où on repart d’une page blanche, c’est compliqué. Donc il fallait laisser ce petit laps de temps et aujourd’hui, nous sommes un très beau club. On a été meilleur club junior de France. Aux derniers championnats de France de première division, on a réussi à monter en demi-finale. Donc voilà. Chaque chose en son temps et je croise les doigts, peut-être avons-nous des chances de remporter le titre de champion de France féminin et masculin cette année.

Mais vous, vous ne les disputez pas d’habitude, les championnats de France !

Oui mais c’est aussi écrire son histoire avec son club. Donc pour les prochains, je serai là. C’est une belle aventure. 

Ces derniers mois, vous vous êtes métamorphosé physiquement. Vous ressemblez presque plus à un basketteur qu’à un judoka maintenant !

[Il rit] Non, non, je suis toujours judoka ! Alors oui, j’ai fait quelques modifications sur moi-même, et sur ma façon de m’entraîner. Ce changement s’avère être payant puisque quand je regarde ma dernière compétition, je me suis senti mieux, à l’aise, plus rapide. Et forcément, lorsqu’on met des choses en place et qu’on voit des résultats, ça fait plaisir. 

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L’année dernière, vous avez perdu un combat après 154 victoires consécutives. Ca vous a soulagé de quelque chose, de perdre ? D’une certaine pression ? De l’ennui ?

Oui… enfin, c’est un mix. Ca me relâche de beaucoup de pression. Pas que j’aie eu envie de perdre, mais on ne m’attendait plus pour mon judo. On se demandait quand j’allais perdre, et si j’allais rester invincible. Ça a été un mal pour un bien parce que ça m’a permis de voir les lacunes que j’avais. Et surtout, à l’approche des Jeux, de ne pas me tromper d’objectif : ce que je veux, ce n’est pas de rester invaincu. C’est surtout de gagner cette troisième médaille d’or olympique.  

Vous diriez que c'est l'objectif de votre carrière entière ?

Bien sûr, c’est super important pour moi. C’est le défi de toute une carrière. Est-ce que je vais réussir à remporter cette troisième médaille d’or olympique ? C’est ça, l’objectif. Et je vais tout faire pour aller chercher cette belle médaille.

Ça vous ferait plaisir de gagner les Jeux Olympiques l’année où le Paris Saint-Germain gagnera la Ligue des Champions ?

Alors, la vérité : je vais être égoïste mais… je n’en ai rien à faire ! [Il rit] C’est mon projet personnel qui compte. S’il y a cette belle histoire qui peut se faire à deux, avec un énorme plaisir. Mais, avant tout, je veux d’abord rester concentré sur mon projet personnel. 

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