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Tennis : l'Open de Rennes déménage au Liberté et "ça change tout"

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Par , France Bleu Armorique

L'Open de tennis de Rennes, qui débute ce lundi avec les qualifications et le tableau principal, se jouera cette année, au Liberté, la salle de spectacle du centre-ville. Une petite révolution, selon Matthieu Blesteau, directeur de ce tournoi Challenger, la deuxième division du tennis. Interview.

Le directeur du tournoi, Mathieu Blesteau, attend beaucoup du déménagement au Liberté.
Le directeur du tournoi, Mathieu Blesteau, attend beaucoup du déménagement au Liberté. - Open Blot de Rennes

France Bleu Armorique : Qu'est ce que ça change, pour l'Open de Rennes, de déménager de la salle Colette-Besson au Liberté ?

Matthieu Blesteau : Ça change tout. On est au Liberté, en plein centre-ville, dans une infrastructure qui est dimensionnée maintenant à la taille de l'événement. Sur le plan sportif, on va pouvoir proposer aux joueurs des conditions d'accueil dignes des plus grands tournois au monde. 

Combien de personnes vont pouvoir s'asseoir dans les gradins du Liberté ? 

Il y a une capacité qui va dépasser les 3000 personnes. Donc, déjà, par rapport à Colette-Besson et ses 1800 personnes, ça change tout. Et il y a des parkings, des transports en commun, qui permettent de de venir facilement. C'est de nature à venir encore populariser un peu plus notre événement. 

Le budget a quasiment doublé

Et sur le plan financier ? 

Le budget a quasiment doublé. On passe de 700 000 euros de budget environ à 1,2 - 1,3 million cette année. Il y a déjà le coût de location du Liberté, qui approche des 200 000 euros, alors que salle Colette-Besson nous était mise à disposition par la Ville de Rennes. La salle est plus grande, donc tout ce qu'on doit aménager prend une dimension différente. 

Et comment fait pour attirer davantage de public, dans un cours avec 1200 places de plus? 

On espère 10 000 personnes supplémentaires sur la semaine [il y en avait eu 22 000 en 2019]. Déjà notre plan de communication est doublé. Si vous promenez dans Rennes en ce moment et que vous passez à côté de l'Open Blot de Rennes, c'est que vous ne regardez bien autour de vous.

Et puis, on a fait un gros travail sur les animations autour. Des stands d'animations, des stands de restauration, on fait un village des sports à l'extérieur avec des animations pour tous, le basket, le volley, le hand... C'est tout un écosystème qui fait que l'événement change de dimension. 

Notre objectif, en venant au Liberté, c'est de faire de notre événement davantage qu'un tournoi de tennis. On veut que ça devienne un événement à Rennes, tout simplement. Donc, on veut que même les gens qui ne sont pas forcément des passionnés de tennis, ni même des passionnés de sport, aient envie de venir.

Sur le plan sportif, à quel plateau faut-il s'attendre ?

On a encore des surprises parce que le tableau bouge jusque dans les dernières minutes. On a des joueurs comme Serhiy Stakhovsky, par exemple, qui a qui a battu Roger Federer à Wimbledon [en 2013]. Il y a aussi Jerzy Janowicz, le Polonais, qui revient [blessé, il n'a pas joué depuis novembre 2017], qui a été 14ème mondial, qui a fait demi-finale à Wimbledon [2013] qui a fait finale au Masters de Bercy [2012]. 

L'Ukrainien Sergiy Stakhovsky, ici au Challenger d'Orléans, en septembre dernier, est le mieux classé des joueurs annoncés à Rennes.
L'Ukrainien Sergiy Stakhovsky, ici au Challenger d'Orléans, en septembre dernier, est le mieux classé des joueurs annoncés à Rennes. © Maxppp - Pascal Proust

Il y a aussi quelques très bons jeunes, il y en a plusieurs à découvrir. J'ai envie d'être chauvin, j’ai envie de dire que pour le Brétilien Manuel Guinard, c'est peut-être l'année ou jamais pour gagner son premier Challenger, et j'espère que tout le public sera là pour le soutenir à fond. Sur le plan sportif, c'est aussi de nature à venir faire éclore les futures stars de demain et pousser les Bretons un peu plus loin dans le classement ATP. 

Les joueurs qui viennent sur un tournoi Challenger ne viennent pas pour l'argent

Lorsque l'on est un tournoi Challenger, c'est compliqué de s'imposer dans le calendrier ?

Particulièrement pour nous cette année, parce qu'on a eu un changement de dernière minute avec la création de l'ATP Cup, et le décalage de l'Open d'Australie d'une semaine. On se retrouve en même temps que la première semaine de l'Open d'Australie, alors qu'on était traditionnellement sur la deuxième, ce qui empêche les joueurs qui y jouent les qualifications de venir à Rennes. Et on n'a pas pu changer nos dates. C'était trop tard pour une infrastructure comme le Liberté. 

Comment on attire les joueurs à Rennes ? 

C'est surtout la date qui joue sur le plateau sportif. Il faut savoir que les joueurs de tennis qui viennent sur un tournoi Challenger ne viennent pas pour l'argent, parce que ce n'est pas très bien doté [à Rennes, le vainqueur empochera 6 190 euros].

Par contre, c'est très bien doté en points au classement ATP. Le joueur qui va gagner va remporter plus de points qu'un troisième tour sur un tournoi du Grand Chelem comme Roland-Garros. Donc, en termes de points, pour des joueurs qui sont classés entre la 50e et la 200e place mondiale, c'est très, très intéressant.

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