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Un an après son titre olympique à Rio, des hauts et des bas pour la judokate Emilie Andéol

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Par , France Bleu Gironde

Après une saison 2016 faste, consacrée par une médaille d'or à Rio, Emilie Andéol a eu du mal à enchaîner, en 2017, entre blessure au genou et nouveau statut à assumer. Retour sur cette année post-olympique avec la judokate de Marcheprime. Entretien.

Emilie Andéol à son retour des JO de Rio
Emilie Andéol à son retour des JO de Rio © Maxppp -

12 août 2016, Emilie Andéol devient championne olympique des + 78 kg aux JO de Rio, quelques heures avant le titre de Teddy Riner. Un tourbillon l'emporte alors. Il ne l'a pas quitté depuis un an. Et ce nouveau statut n'a pas été simple à digérer parfois, explique la judokate de Marcheprime. Handicapée par un problème au genou, elle a été éliminée dès le premier tour aux championnats d'Europe en avril dernier. Elle vise désormais le titre mondial à Budapest, le 2 septembre.

France Bleu Gironde : comment s'est passé l'après Rio ?

Emilie Andéol : mon statut de championne olympique a été un peu dur à digérer, alors que je pensais que ça ne changerait rien du tout ! Il a entraîné beaucoup de pression médiatique, de l'attente du public, ou face à mes adversaires qui m(attendent au tournant... En gros désormais, je dois tout gagner. Maintenant ça va mieux. Mais il a fallu les championnats d'Europe pour me dire que je ne suis pas infaillible et que je ne l'ai jamais été !

Est-ce que votre personnalité a changé, est-ce que vous avez changé ?

Avant en fait, je pouvais aller à une compétition et personne ne s'intéressait à moi. Je suis quelqu'un d'assez réservé, tranquille, posé, qui aime bien se mettre à l'écart. Alors aujourd'hui, être au centre de l'attention, c'est un peu bizarre. C'est pour cette raison que d'une certaine manière, je préfère la position d'il y a un an où je pouvais plus passée inaperçue. Quand il y a trop d'attention sur moi, je préfère presque l'anonymat d'avant ! Mais parfois non, parce que ce titre m'a permis de vivre des choses extraordinaires : aller sur le Tour de France, participer à la journée olympique pour promouvoir Paris 2024.. J'ai aussi rencontrer Lilian Thuram que je regardais avec des yeux émerveillés et il m'a dit "mais non, tu fais partie du même monde que nous, des grands champions français". Il y a eu plein de choses comme ça. Je peux redonner le sourire à des enfants quand il me rencontre en gala. Ils ont les yeux qui pétillent. Et ça je n'aurais pas pu le vivre sans l'or aux JO.

Avez-vous désormais un rôle moteur en équipe de France aux côtés de Teddy Riner ?

Oui et non car je le répète, je suis plutôt réservée. Mais si je peux donner un conseil aux jeunes de l'INSEP, je le fais. Effectivement, si j'ai quelque chose à dire, quelque chose qui ne me plaît pas, je vais le dire plus volontiers aujourd'hui. Mais je ne me considère pas comme le leader de l'équipe. C'est Teddy (Riner) qui mène la barque. Mais je sais que mon titre a fait du bien au clan tricolore, à la fédération, il y a un an, d'autant que les jeux avaient mal débutés.

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