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Un Ardennais en Sibérie pour courir un marathon

jeudi 3 mars 2016 à 18:59 Par Martin Bourdin, France Bleu Champagne-Ardenne

A 26 ans, le Sedanais Romain Geny est parti en Sibérie pour courir ce samedi le marathon de glace autour du Lac Baïkal, en Sibérie. 42,195 km à parcourir sous des températures glaciales. Même pas peur.

Romain Geny s’est préparé aux conditions extrême autour de lacs gelés
Romain Geny s’est préparé aux conditions extrême autour de lacs gelés - Romain Geny

Sedan, France

Le décor est assez somptueux. Un lac Baïkal glacé, de la neige à perte de vue, quelques collines aux alentours. Le tout perdu au fin fond de la Sibérie, au Sud-Est de la Russie, pas très loin de la Mongolie. Mais pas sûr que Romain Geny puisse vraiment profiter de l’endroit ce samedi. Comme 159 autres personnes, il participe le marathon de glace autour du Lac Baïkal.

Cet Ardennais, habitué des marathons puisqu’il a déjà couru deux fois le marathon de Paris en 2014 et 2015, va découvrir des conditions de courses extrêmes, avec des températures allant jusqu’à -15°C sont annoncées au moment de la course. Pas vraiment de quoi décourager cet escrimeur de toujours (il est licencié au Cercle d’escrime de Sedan) reconverti dans la course à pied.

Objectif 4h15

« Quand on relativise, on se dit que quand on est au ski, avec la sensation de vitesse et le vent sur les pistes, on a le même ressenti de température. Je pense que c’est faisable. Je connais la distance marathon. Je connais le ressenti des températures à -10, -15. Donc je me suis lancé. »

Mais il reconnaît quand même que le froid ne va lui permettre de courir aussi vite qu’à Paris. Et si son programme d’entraînement, qui l’a notamment mené pour courir dans des conditions similaires, devrait lui permettre de terminer un marathon en 3h30, il serait « déjà très content » s’il terminait en 4h15.

Revenir avec tous ses orteils

Finalement, peu importe le temps pour Romain Geny. « J’avais envie de retourner dans cette région que je connais déjà un petit peu. Ca va être l’occasion aussi de rencontrer des gens sur place et découvrir une culture complètement différente de ce qu’on peut connaître en Europe. Et puis quand on se retrouve sur le lac, on est seul face à soi-même. J’avais envie de me retrouver dans cet environnement un peu hostile. »

Et si aucun de ses amis n’a souhaité partager cette aventure un peu folle, personne n’a été surpris de le voir participer au marathon du Lac Baïkal. « J’aime bien faire ce genre de course atypique. Ils m’ont encouragé et m’ont souhaité de revenir en un seul morceau, avec tous mes doigts et mes orteils. »