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Un Mayennais de 42 ans court la 42e édition du Marathon de Paris de... 42,195 km !

samedi 7 avril 2018 à 20:39 Par Martin Cotta, France Bleu Mayenne

Près de 60.000 coureurs prennent le départ du marathon de Paris dimanche matin. Les premiers partent à 8h25. C'est la 42e édition de cette prestigieuse course de 42 kilomètres 195. Un Mayennais sera sur la ligne de départ : Samuel Bourdin, un Lavallois de 42 ans. Portrait.

Samuel Bourdin peut compter sur le soutien de son épouse Virginie, de sa fille et de son fils Jules
Samuel Bourdin peut compter sur le soutien de son épouse Virginie, de sa fille et de son fils Jules © Radio France - Martin Cotta

Laval, France

C'est un des marathons les plus prestigieux du monde qui commence ce dimanche. Le marathon de Paris, 42e édition pour 42 kilomètres 195, des Champs-Élysées à la Fondation Louis Vitton en passant par la Cathédrale Notre-Dame de Paris et bien sûr la Tour Eiffel. Des dizaines de Mayennais chaussent évidement leurs chaussures comme Samuel Bourdin. À 42 ans, ce passionné de course à pied entame le troisième marathon de sa vie après dix semaines de préparation.

Le plaisir de souffrir

Ce Lavallois a pris goût à cette dure épreuve un peu par accident. "Je cours depuis quatre ans. Suite à un problème aux ligaments croisés du genou je me suis fait opérer. Je jouais au football avant, à l'US Lavalloise. Du coup j'ai cherché un autre sport dans lequel je pouvais me faire plaisir" sourit Samuel Bourdin. Pour tenir 42 kilomètres 195, le plaisir rime souvent avec souffrir. D'ailleurs pour terminer un marathon il y a quelques pièges à éviter. "On dit toujours qu'un marathon se joue au trentième kilomètre. Donc il faut être à l'aise jusqu'au trentième, bien dérouler, ne pas partir trop vite. C'est vraiment la base pour un marathonien" argumente le coureur. C'est la deuxième fois que Samuel Bourdin se lance dans les rues de la capitale. La première fois, la quadragénaire a bouclé le parcours en 3h32. L'objectif aujourd'hui c'est de finir en moins de 3h30.

"On dit toujours qu'un marathon se joue au trentième kilomètre"

Une affaire de famille

Samuel pourra compter sur le soutien de son épouse, Virginie, supportrice de tous ses marathons. Ainsi que de sa fille et son garçon, Jules, quatre ans et demie. L'année dernière le bambin a encouragé son papa au marathon de Laval. "J'étais à côté de maman et je pensais que Papa allait gagner" rigole innocemment Jules. En tout cas comptez sur Jules pour gesticuler cette année. "Je fais des gestes, je cris, et j'ai le pouce levé" termine le garçon. 

Découvrir Paris autrement

Pour Virginie, passionnée de course à pied elle aussi, voir son mari courir 42 kilomètres nourrit en elle une certaine admiration. Elle arrive généralement à le voir passer à plusieurs endroits. C'est une façon pour elle de visiter la capitale d'une manière différente, comme il y a deux ans. "Par exemple dans le quartier du Marais, nous étions sur les quais à côté de la Seine alors que d'habitude l'endroit est interdit au piéton. J'ai découvert le Château de Vincennes, qui est magnifique, et l'arrivée sur les Champs-Élysées reste quelque chose d'incroyable" admet Virginie. 

"C'est chouette de courir dans Paris sans voitures"

Samuel connaît le parcours sur le bout des doigts. En début de course, le Mayennais arrive à profiter du paysage mais cela se complique ensuite. "C'est chouette de courir dans Paris sans voitures. C'est énorme. Mais plus on avance dans la course, plus on perd des repères, parce que l'on se met un peu dans le rouge. On voit des gens, on voit des monuments mais on ne fait plus trop attention" déclare Samuel Bourdin. Avec son objectif de finir le marathon en 3h30, le Lavallois n'est de toute façon pas à Paris pour faire du tourisme cette année.