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Entretien : vice-champion d'Europe d'endurance à 23 ans, le pilote limousin Paul Petit est "sur un nuage"

Par Julien Balidas, France Bleu Creuse et France Bleu Limousin lundi 31 octobre 2016 à 16:17

Paul Petit a roulé au volant d'une Ligier cette saison.
Paul Petit a roulé au volant d'une Ligier cette saison. © Radio France - Julien Balidas

Vice-champion d'Europe d'endurance pour une première saison à ce niveau international, c'est pas mal. Même très bien. Surtout quand on a 23 ans. Le pilote limousin Paul Petit fait le bilan de sa saison, avec beaucoup d'ambition pour la suite. Dans le viseur : les 24 heures du Mans en 2017.

Quatre podiums dont deux victoires en six manches. Bilan plus qu'honorable pour Paul Petit et son écurie française du Graff Racing. De passage en Limousin, le pilote revient avec nous sur cette saison. Entretien.

"Ce n'est qu'un tremplin"

Paul, qu'est-ce qu'on ressent après une saison comme celle-là ?

"C'est beaucoup de plaisir. Je suis encore sur un nuage. Je ne suis pas encore totalement redescendu, je ne réalise pas trop tout ce qui s'est passé. Si je prends du recul, ça a été beaucoup de travail donc ça récompense une grosse saison. C'était ma première saison internationale et être sacré tout de suite vice-champion c'est super. Après, je prends ça comme un tremplin dans ma carrière. J'ai beaucoup de projets pour l'avenir. J'espère que tout va s’enchaîner rapidement."

Quelles sont tes ambitions justement ?

"Je devrais passer dans la catégorie supérieure. J'ai pu me faire remarquer cette saison et j'ai de bons contacts avec des top teams, des grosses écuries. C'est bien parce que dans ce sport se retrouver au bon endroit au bon moment est très important."

Le Mans 2017, c'est quasi fait

Et il y a l'objectif ultime : les 24 heures du Mans...

"Le Mans ? C'est un rêve pour tout pilote. Ce sera concret en 2017. Je ne peux pas l'annoncer officiellement mais ça devrait se signer prochainement et en plus dans une équipe qui jouera la victoire."

Ton papa, Pierre, qui a fait quatre fois Le Mans est installé en Creuse. Il tient le circuit de Mornay. Il doit être très fier...

"Il est très fier oui. Surtout parce qu'il connait l'investissement que j'ai mis derrière tout ça. Il est content parce qu'il sait que le sport de haut niveau ce n'est pas facile. Il y a une grosse satisfaction et une reconaissance sportive de sa part. C'est très agréable entre un père et un fils."

Tu es très attaché au Limousin malgré des weekends passés sur les plus beaux circuits d'Europe...

"Toute ma famille est originaire du Limousin. Je me sens bien ici, je ne vois pas ma vie ailleurs. J'habite à Limoges et je vais souvent rendre visite à mon père à Bonnat pour l'aider à développer l'activité professionnelle."

Au niveau local justement, tu as développé une notoriété ? Les partenaires publics ou privés te suivent ?

Je m'efforce de rencontrer des gens, de chercher des sponsors. C'est un sport assez fermé, de l'extérieur ça parait assez élitiste. Je veux casser tous ces préjugés. Je ne veux pas développer l'image du sport automobile mais l'image d'un sportif qui réussit dans la région. Je m'y emploie sur les circuits et puis avec les partenaires. Ce sont surtout des privés, dans le public c'est plus compliqué. Je vais travailler là-dessus cet hiver.

Pas de vacances donc pour le moment...

"Entre mars et novembre je donne tout sur les circuits, maintenant j'ai une casquette de commercial. Il y a un gros travail de démarchage pour le sponsoring et puis je dois signer mon nouveau contrat. J'espère que début décembre tout sera réglé. Là je pourrais souffler un peu."

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