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VIDÉO | Judo : Teddy Riner, invité exceptionnel de Stade Bleu

Par Germain Arrigoni, France Bleu dimanche 13 septembre 2015 à 20:00

Teddy Riner
Teddy Riner © Max PPP

Teddy Riner était l'invité de l'émission Stade Bleu dimanche. Après avoir décroché fin août un huitième titre mondial historique, il était interviewé par Jacques Vendroux, le patron des sports de Radio France.

Après Laurent Blanc et Nikola Karabatic, un autre invité exceptionnel de Stade Bleu. Teddy Riner ra répondu aux questions de Jacques Vendroux, le patron des sports de Radio France.

Le champion olympique a décroché le 29 août sa 8e couronne mondiale avec ce septième sacre consécutif dans la même catégorie (+ 100 kg). Une performance qu'aucun judoka - hommes-femmes confondues - n'avait jamais réalisée jusque-là.

Le Levalloisien apporte un nouveau trophée à sa vitrine déjà bien garnie. Après deux médailles olympiques (or en 2012 et bronze en 2008), il détient désormais seul le record historique de titres mondiaux individuels (8) et dépasse au palmarès général la star japonaise et double championne olympique, Ryoko Tani et la Chinoise Wen Tong.

Son palmarès

"J'en suis conscient mais je réaliserai la signification plus tard quand je le raconterai. Mais je sais qu'à chaque fois il faut le fêter."

"Je suis content de cette médaille, je ne minimise pas. Simplement, ça a été une journée compliquée. Là j'étais un peu bloqué avec la tension un avant les jeux. Et j'avais beaucoup de questions après les blessures."

"Lors de tous les combats, je me dis que la défaite est possible dans un coin de ma tête. Cela fait partie du jeu. Faut pas se dire que parce que j'ai gagné d'autres titres, que je suis l'arbre qu'il faut abattre. Forcément ça va passer. En fait non : il faut toujours se remettre en question."

Sa soif de victoires

"Le matin quand je me lève pour aller à l'entraînement c'est pour mettre des ippons. Et quand je n'y arrive pas, je continue, je reprends le même partenaire et tant que je n'ai pas réussi je ne le lâche pas."

"Moi j'ai eu un déclic à 17 ans quand on m'a donné ma chance, je me suis dit qu'il y avait quelque chose à faire. L'entraîneur m'a donné des conseils et j'avais envie de mettre des ippons et de gagner des compétitions."

"Il y a des sacrifices mais c'est une chance de pouvoir vivre de son sport, de sa passion. Ce n'est pas facile de le devenir. Mais quand on veut on peut. C'est une vie de rêve : voyager, de voir autre chose que son pays, d'apprendre à vivre en communauté, d'échanger."

Ses passions

"Ma faiblesse c'est la gourmandise : le sucré, les crêpes beurre sucre, les bonbons."

"Les Antilles, c'est là où je suis né où je vais me ressourcer. Cela m'arrache le cœur quand je dois partir de là-bas. Le soleil, la famille, le bon temps, la nature..."

Ses idoles

"Je suis fidèle au PSG car je suis un enfant du club. Mon club formateur, c'est le PSG judo à l'époque du PSG omnisports. Et en plus c'est là où Ronaldinho a joué. Il avait une joie de vivre qui me ressemblait et j'avais envie de prendre exemple sur lui."

"L'équipe de France 98 m'a marqué. J'avais envie de venir un champion, de gagner. Cela m'a permis de me dépasser, d'avoir envie de me surpasser. Je ne peux pas oublier les joueurs comme Zinedine Zidane, Thierry Henry et même Bernard Diomède (sourires). J'ai été sur les Champs-Elysées pour festoyer (sic), c'était un moment historique pour le pays."

JO 2016

" C'est une obsession : dans les rêves et les cauchemars. Et cela va aller de pire en pire (rires)."