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VIDEO - L’histoire d’un champion de surf landais qui n’arrive pas à surfer la vague de ses rêves

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Par , France Bleu Gascogne

Depuis 6 ans, le surfeur landais Vincent Duvignac rêve de dompter la vague géante de Belharra au pays basque. En octobre dernier, la vague s'est présentée. Vincent Duvignac s'est mis à l'eau mais n'a pas réussi à se jeter dans la gueule du monstre. Il sort un documentaire rare sur cet échec.

Le surfeur landais Vincent Duvignac rêvait de surfer à la force des bras la vague géante de Belharra. Il sort un documentaire sur son échec face au monstre.
Le surfeur landais Vincent Duvignac rêvait de surfer à la force des bras la vague géante de Belharra. Il sort un documentaire sur son échec face au monstre. - Capture d'écran documentaire "A la rame" par Mosy Production

C’est l’histoire d’un champion de surf landais qui n’arrive pas à surfer la vague dont il rêve. Vincent Duvignac, Landais vivant à Mimizan, champion de France, champion d’Europe et champion du monde par équipe, a sorti cette semaine un documentaire avec la société landaise Mosy Production

Une vidéo singulière dans le monde du surf où les vidéos d'exploit dans des vagues parfaites sont légions. Ce documentaire parle en effet d’un échec, d’un rêve qui ne se réalise pas, au plus près du surfeur, de son humanité. C’est sans doute cela qui en fait une vidéo surf d’exception.

Dompter Belharra à la rame

Depuis 7 ans, le surfeur professionnel landais Vincent Duvignac rêve de dompter la vague géante de Belharra, au large de Saint-Jean-de-Luz. Une vague mythique qui ne se lève que très rarement et qui peut mesurer plus de 15 mètres de haut. La plupart des surfeurs qui l'affrontent utilisent des jet ski pour s'y jeter. Mais le surfeur landais rêvait de le faire à la force des bras. 

Avec l’équipe de tournage de Mosy Production, en octobre dernier, alors que la tempête Epsilon envoie vers la côte atlantique une houle historique, Vincent Duvignac et son "meilleur ami" Rudy Dupouy se lancent à l'assaut de la géante qui déferle. 

Si on a pas peur, on est fou

D'important moyens techniques sont mobilisés pour immortaliser ce moment sur la demande du sponsor de Vincent Duvignac. Trois caméras, un drone, un jet ski et un bateau.  Mais face au monstre d’eau, le Landais sur sa planche spécialement préparée pour l'occasion, a finalement préféré laisser tomber.  

Trop gros, trop peur 

"Si on a pas peur, on est fou. Je pense que c'est l'âge aussi qui fait ça. Si j'avais eu 20 ans, si j'avais été en début de carrière et que sur une session comme cela j'avais été suivi par une équipe de tournage, je me serais senti obligé d'aller sur cette vague là. Là, je n'ai pas eu de pression, parce que je savais que le challenge était vraiment XXL et que sur une erreur, on peut jouer sa vie. Et c'est trop bête", explique aujourd'hui Vincent Duvignac. 

Que faire avec ces images d'un surfeur qui ne surfe pas ? L'équipe de Mosy Production et Vincent Duvignac se sont posés la question. Fallait-il aussi abandonner l'idée du documentaire ? "On a trouvé une ligne conductrice qui a fait qu'on pouvait proposer un documentaire qui montre les coulisses du surf qui ne sont pas faites que de réussite. Malgré l'échec, j'en tire beaucoup finalement. Une fois de plus cela m'a montré qu'on apprenait énormément de ses erreurs". 

Accepter de montrer ses limites

Un discours, une humilité, une sincérité plutôt rare dans un monde du surf où les codes de la performance font que l'on est plutôt habitué à voir des vidéos d'exploit. "C'est sans filtre. J'avais déjà envie de faire ce genre de documentaire, cela s'est fait un peu malgré moi finalement. J'ai envie aussi que les autres surfeurs pro s'y mettent", raconte le surfeur de Mimizan. 

Vincent Duvignac accepte donc de montrer sa fragilité et le documentaire sur le rêve du landais devient un documentaire sur l’échec, sur ce fantasme du surf de gros qu'il entretient depuis des années et que cette expérience lui fait abandonner : "J'avais cette idée depuis 6 ou 7 ans de me pencher vers le surf de gros et puis voilà ... j'ai un petit garçon de 7 ans ... et même si j'aime jouer avec cette limite là, de faire le tour du monde pour surfer les vagues les plus grosses de la planète, définitivement, ce ne sera pas mon truc. J'en fais le deuil, sans regret", conclut le surfeur de 33 ans. 

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