Tous les sports

VIDÉO - Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées, invité de Stade Bleu : "Le sport est mon régulateur"

Par Benjamin Jacquot, France Bleu vendredi 20 janvier 2017 à 14:42 Mis à jour le dimanche 22 janvier 2017 à 19:10

Le général Pierre de Villiers,  chef d'état-major des armées est l'invité exceptionnel de Jacques Vendroux
Le général Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées est l'invité exceptionnel de Jacques Vendroux © Radio France -

Le général Pierre de Villiers, chef d'état-major des armées est l'invité de Stade Bleu ce dimanche 22 janvier à 19h. Sa passion pour le football, le sport comme élément de cohésion, de dépassement de soi et d'esprit d'équipe dans l'armée... Pierre de Villiers se raconte au micro de Jacques Vendroux.

Le général Pierre de Villiers est l'invité de Jacques Vendroux pour Stade Bleu ce dimanche 22 janvier aux alentours de 19h, (une émission à suivre en intégralité en vidéo). Le chef d'état-major des armées raconte son amour du football et notamment du FC Nantes, l'importance du sport dans sa vie personnelle et pour l'armée française.

"Dans l'armée comme dans le sport collectif, on ne vaut rien sans les autres !"

Pierre de Villiers l'affirme : "Les valeurs du football et celles qui ont fait ma vie militaire sont exactement les mêmes : on ne vaut rien sans les autres, primauté au collectif, on tire les enseignements d'une défaite, la victoire, on respecte l'adversaire. Et puis, cette notion de dépassement de soi, de courage, on met ses tripes sur le terrain pour gagner ! Tout cela, c'est ce que je retrouve dans le métier de militaire !" Le général ajoute ensuite : "Nous avons une belle jeunesse, elle est réceptive à ce message et elle vient chez nous pour trouver cet état d'esprit de dépassement, de valeur, de servir quelque chose qui nous dépasse, en l’occurrence la France."

Le général de Villiers poursuit en vantant les mérites de l'armée française qu'il dirige : "L'armée française est admirée, respectée partout dans le monde. Cela passe d'abord par la qualité de nos hommes et de nos femmes qui servent dans nos armées. Cette qualité existe car le sport, le dépassement de soi et l'esprit d'équipe font partie des premières choses que l'on apprend dans les écoles de formation."

"Le sport, c'est la capacité opérationnelle"

Pierre de Villiers l'affirme, le sport a une importance capitale dans le bon fonctionnement des armées françaises : "Pour être en opération aujourd'hui, dans un sous-marin, dans un avion, par 50°C en plein désert, il faut être costaud physiquement, il faut être en bonne forme physique". Ce à quoi le général ajoute : "Le sport c'est aussi la cohésion d'un groupe (...) la pédagogie sportive est extrêmement efficace. Cela a toujours été un élément clé de mon type de commandement, car après le sport il y a toujours le moment où l'on se retrouve tous ensemble. Ces moments-là soudent, c'est le supplément d'âme qui fait que l'on est capable d'aller au combat pour la victoire !"

"Le sport est mon régulateur"

Le sport a une importance énorme dans la vie personnelle du Général de Villiers : "Cela me permet de rester calme en toute circonstance. Avec la gravité des décisions que j'ai à prendre, le sport est mon régulateur." Le chef d'état-major des armées va plus loin : "Pratiquer un sport ou regarder un match à la TV sont les seuls moments où je peux décrocher un peu de mon métier. Avec 30 000 soldats en posture opérationnelle dans le monde entier, vous imaginez bien que je suis 24h/24 au boulot."

"Je crois au jeu «à la nantaise»"

En bon fan du FC Nantes, Pierre de Villiers "croit au jeu «à la nantaise»". Le général se remémore avec plaisir du Nantes des années 70 à 90 : "J'ai toujours essayé de pratiquer le jeu à la nantaise à mon modeste niveau, sans avoir le talent d'Henri Michel ou de Didier Deschamps". Il aime "le jeu virevoltant, passes courtes, passes longues, l'inspiration et la cohésion qu'avait l'équipe de Nantes dans les grandes époques !". Et puis un souvenir particulier qui l'a marqué lors d'une rencontre entre le FC Nantes et l'AS Saint-Etienne, "un match toujours ouvert où il y avait des buts !" : "Je me souviens de Couécou [Didier Couécou, international français qui a joué au FCN entre 1972 et 1973 ndlr.] sortant à genoux du terrain pour rejoindre les vestiaires. Nantes avait gagné, Couécou avait marqué à la fin du match... c'était extraordinaire !"