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Pelote - Waltary Agusti : "Le Pays basque m'a adopté"

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Par , France Bleu Pays Basque

Le champion cubain, au palmarès impressionnant, a annoncé mettre un terme à sa carrière. Entretien avec un phénomène qui bouscula le monde de la pelote au Pays basque.

Waltary Agusti Alonso aura 42 ans en avril.
Waltary Agusti Alonso aura 42 ans en avril. © Radio France - Andde Irosbehere

Il tire aujourd'hui sa révérence. Waltary Agusti Alonso, le champion de pelote à main nue, a annoncé à nos confrères de TVPI qu'il mettait fin à sa carrière. Et quelle carrière ! Six fois champion de France en individuel, six titres remportés également par équipes et autant au Masters des fêtes de Bayonne. Sans compter de nombreux tournois gagnés.

Le joueur cubain, "El Fenomenal" comme certains le surnomment, est aussi connu pour avoir révolutionné le monde de la pelote au Pays basque, par sa technique de jeu atypique. À son arrivée en tant que professionnel en 2006, sa manière de fouetter la pelote par le haut, geste hérité du base-ball, irrite les puristes et met parfois fous de rage ses adversaires. Il devient l'épouvantail de nombreux joueurs qui redoutent son but, dont la vitesse atteint le record mondial à main nue : 130 k/h !

Malgré les polémiques, Waltary est aujourd'hui un joueur reconnu. Le champion, qui aura 42 ans en avril, dit "ne rien regretter". Entretien.

France Bleu Pays Basque : Pourquoi avoir décidé d'arrêter ?

Waltary Agusti : Je pense que c'est le moment. Ce n'est peut-être pas la bonne période, parce que le public ne peut toujours pas assister aux parties, mais il ne faut pas réfléchir beaucoup, quand c'est la fin, c'est la fin. Après ma blessure de 2014, j'ai vécu quelques bonnes années, mais à la fin je ne prenais plus plaisir, même à l'entraînement. C'est le corps qui m'a dit stop.

Comment avez-vous vécu toutes ces polémiques à votre arrivée au Pays basque, concernant votre manière de frapper la pelote ?

Certains me disaient que c'était bien qu'un mec comme moi vienne pour bousculer la pelote. Moi je venais tout simplement pour jouer. Les années passent, les gens changent de comportement, et je pense que j'ai été adopté par le Pays basque. Après mes enfants, c'est le plus beau pour moi : j'ai été bien accueilli et aujourd'hui tout le monde dans la rue reconnaît mon travail et c'est le plus important.

Au début, les gens ont été un peu crispés, c'est normal, je peux comprendre. Je n'étais pas d'ici, il y a eu de la jalousie, c'est la première fois qu'un étranger arrivait dans le monde de la main nue, et après, comme je dis, les années passent, les gens se sont rendus compte que je n'étais pas dangereux. Enfin, pas dangereux en dehors du trinquet ! Mais en dehors, je m'entends bien avec tout le monde. Franchement je ne regrette rien, si ce n'est des tournois comme les masters de Berria que je n'ai pas gagné.

Est-ce le fait d'avoir été un sportif de haut niveau qui a aussi perturbé les pilotari du Pays basque ?

Oui, et j'ai sûrement changé la mentalité des gens. Ici, les joueurs ne s'entraînaient pas beaucoup, certains oui mais d'autres non. Nous à Cuba, on a une philosophie de sportif de haut niveau : il faut s'entraîner, pour être le meilleur. Je suis venu avec cette mentalité et ça a fonctionné. Aujourd'hui, il y a pas mal de jeunes qui s'entraînent. Quand j'ai commencé ici, certains se sont entraînés, parce qu'ils se sont dit : "lui, il est loin devant nous, et on doit se remettre en question".

Est-ce qu'on vous reverra dans les canchas ?

Bien-sûr ! La pelote est un patrimoine du Pays basque. Certains pensent que la pelote leur appartient, mais ils se trompent : la pelote est un patrimoine du Pays basque et j'en fais partie. J'ai eu la chance de jouer ce sport qui est magnifique. 

De temps en temps, je pense que je viendrai au centre de formation de la main nue, pour donner quelques conseils. C'est l'avenir. C'est d'ailleurs la première fois en 20 ans de carrière que je vois quelque chose d'aussi bien pour la pelote. Ce qu'a fait Jean-Marc Charritton avec la fédération est magnifique car si l'on veut que la pelote ait un avenir professionnel il faut donner l'opportunité aux jeunes, pour éviter qu'ils partent vers le rugby ou le foot. Il faut que les jeunes viennent davantage vers la pelote, car je peux le dire, c'est le plus beau sport du monde !

Retour sur ce parcours hors norme (merci à Clément Lannuque pour les archives) :

Waltary Agusti tire sa révérence, reportage

Le journaliste Clément Lannuque avait tourné un portrait de Waltary en 2013 :

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