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Yonne : les clubs de boxe espèrent un "effet JO"

Par Renaud Candelier, France Bleu Auxerre dimanche 28 août 2016 à 18:00

Samir Bachiri (à gauche) et Hakim à l'entrainement, dans les nouveaux locaux salle Roger-Breton à Sens
Samir Bachiri (à gauche) et Hakim à l'entrainement, dans les nouveaux locaux salle Roger-Breton à Sens © Radio France - Renaud Candelier

Les Jeux de Rio resteront une belle page pour l'histoire de la boxe en France, avec un couple en or et au total six médailles. Dans l'Yonne, les clubs comme le Ring Sénonais et ses quatre vingt licenciés espère que ces Jeux feront venir de nouveaux inscrits.

Ces Jeux Olympiques au Brésil et les bons résultats de l'équipe de France de boxe devraient contribuer à améliorer l'image de ce sport. Et l'une des nouvelles portes d'entrée dans le monde de la boxe, c'est cette tendance en plein développement explique Samir Bachiri, l'entraîneur du Ring Sénonais : "le cardio-boxe, c'est un entrainement cardio pendant environ quarante minutes et pendant vingt minutes on apprend les techniques de la boxe, sur un rythme tranquille".

La boxe, un sport dont l'image s'est améliorée - Reportage Renaud Candelier

La peur de prendre des coups

Ils sont une vingtaine, dont une dizaine de femmes, à venir suer ainsi chaque semaine, sans risque de blessure au visage, précise Hakim, un des boxeurs: "il y a beaucoup de gens qui se sont dit que la boxe c'était un sport qui brûlait beaucoup de graisses, qui musclait vachement, mais ils avaient un souci, c'était de se prendre des coups, ne pas rentrer au travail avec un cocard par exemple".

Les succès de l'équipe de France de boxe ont été très suivis au Ring Sénonais - Radio France
Les succès de l'équipe de France de boxe ont été très suivis au Ring Sénonais © Radio France - Renaud Candelier

"Ce n'est pas du tout de la violence"

Et même si on peut se faire mal , ce n'est pas un sport où domine la violence, estime l'entraineur Samir Bachiri: "en voyant une fille médaillée d'argent, une autre fille médaillée d'or, on voit que ce n'est pas du tout de la violence. Il y a beaucoup de règles, beaucoup d'honneur, de codes, d'humilité. Et après beaucoup de travail." Preuve qu'un petit club peut faire émerger des combattants de haut niveau, Jordan 21 ans, vient de terminer 8e des championnats de France en catégorie super-lourds, trois ans seulement après avoir débuté. "Maintenant si je veux évoluer, il faut que je change de salle. A Sens, il y a un gros niveau de boxe, le problème c'est que j'ai boxé avec tout le monde. Donc je connais leur boxe et maintenant je n'apprend plus grand-chose". Un garçon venu à la boxe parce qu'au foot, il se battait tout le temps. Ici, il a trouvé une certaine sérénité.

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