Voile

Vendée Globe : Armel Le Cleac'h, l'ADN d'une famille de la baie de Morlaix

Par Valérie Le Nigen, France Bleu Breizh Izel et France Bleu lundi 16 janvier 2017 à 17:04 Mis à jour le jeudi 19 janvier 2017 à 14:12

Armel Le Cléac'h dans son Imoca Banque Populaire, le 31 octobre 2016.
Armel Le Cléac'h dans son Imoca Banque Populaire, le 31 octobre 2016. © AFP - Jean-Baptiste Evrard

Dernière ligne droite pour la famille d'Armel Le Cléac'h. Ce marin d'exception habite Gouesnac'h au sud de Quimper (Finistère), mais il est originaire de Saint Pol de Léon où il a été élevé dans les mêmes embruns que Jérémie Beyou et Yann Elies. Une enfance embarquée.

Armel Le Cléac'h, sur le point de remporter le Vendée Globe ce jeudi, est le troisième d'une fratrie de quatre enfants. Trois garçons et une fille. Les parents, Jean-Gabriel et Annie, habitent toujours Taulé, devant les cailloux de la baie de Morlaix (Finistère). Gaël, le frère aîné est élu à Carantec et entraîneur à "Voile baie de Morlaix". Cette famille de voileux tient bon la barre face à la pression de cette dernière ligne droite dans le Vendée Globe.

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Famille de voileux

Le grand père maternel était marin pêcheur. Gaël se souvient de vacances d'été à apprendre à godiller à Locquénolé. Puis les parents, Jean Gabriel et Annie, ont embarqué leurs quatre enfants à bord de leur voilier. Chaque été. "On partait en Manche, en Irlande parfois en Vendée", se souvient Jean-Gabriel, que ces proches appellent Jean-Gab.

Dès qu'ils avaient trois ou quatre ans, ils embarquaient pour deux ou trois semaines à bord, le temps des vacances"

"Les enfants n'avaient pas le choix ! Dès qu'ils avaient trois ou quatre ans, ils embarquaient pour deux ou trois semaines à bord, le temps des vacances". La famille a commencé avec un Muscadet. Puis un Armagnac, avant d'acquérir un Mélody. Les enfants ont ainsi appris dès le plus jeune âge le sens des courants, les nuits à bord.

"On leur a appris le large, ensuite les garçons se sont essayés à tous les sports", précise Jean Gabriel, avant de se décider pour la voile. Ils ont ensuite régaté dans les cailloux de la baie de Morlaix, dans les mêmes embruns que Jérémie Beyou et Yann Elies. Un joli terrain de jeu pour de futurs marins d'exception.