Voile DOSSIER : Vendée Globe 2016, l'Everest des mers !

Armel Le Cléac'h navigue sous la pression d’un Alex Thomson incisif

Par Mikaël Roparz, France Bleu Loire Océan et France Bleu dimanche 15 janvier 2017 à 10:51

Armel Le Cléac'h à bord de Banque Populaire VIII
Armel Le Cléac'h à bord de Banque Populaire VIII - Banque Populaire VIII / Armel Le Cleac’h

En tête du Vendée Globe, la bataille fait toujours rage entre Armel Le Cléac'h et Alex Thomson.

Au pointage de 09h00, le leader breton de Banque Populaire VIII se trouvait à 1.379 milles de l'arrivée aux Sables d'Olonne (Vendée) et filait à plus de 20 noeuds (plus de 37 km/h). Il comptait 108 milles d'avance sur son concurrent gallois Alex Thomson qui progressait lui à 20 noeuds à la barre de Hugo Boss. En 24 heures, Thomson a repris 20 milles à Le Cléac'h.

Armel Le Cléac'h a été le premier à reprendre de la vitesse au large des Açores, mais sans parvenir toutefois à décrocher Alex Thomson qui avait même tendance à récupérer quelques milles dimanche matin.

Un duel pour la victoire toujours aussi intense

Après les Canaries, les deux hommes sont ce dimanche matin, au grand large de l’archipel de Madère et visent les Açores : ils devraient passer à raser l’île de Santa Maria, la plus orientale. Un très long bord tribord amures est au programme jusqu’à la latitude des Sables d’Olonne, une course de vitesse qui sera déterminante avant de pénétrer dans une dorsale redoutée pour le sprint final dans le golfe de Gascogne…

"J’aurais aimé une arrivée plus détendue" Armel Cléac'h

Hier, lors d'une vacation avec le PC course, Armel Cléac'h n'a pas caché "la pression" qu'il vit en ce moment : "Il va falloir tenir jusqu’au bout, jusqu’à l’arrivée. Ça va être 5 jours compliqués. J’aurais aimé une arrivée plus détendue, ce n’est pas du tout le cas. Jusqu’au bout il va falloir être à fond. Je vais utiliser tout ce que je sais faire, ce que j’ai appris, pour conserver cette avance. Il va y avoir de la bagarre. Je vais être en mode Figaro pour les derniers milles. Je ne cache pas qu’il y a un peu de pression… J’aurais aimé une arrivée plus détendue".