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Championnat de France d'escalade à Saint-Etienne : l'handi-escalade dans la lumière

samedi 1 avril 2017 à 17:08 Par David Valverde, France Bleu Saint-Étienne Loire

C'est une spécificité de l'escalade : les épreuves dédiées aux handicapées ont lieu en même temps que celles des valides. L'occasion de mettre en valeur ces sportifs et les bienfaits sur eux de cette discipline.

Julien Gasc, amputé à la jambe droite, en pleine ascension
Julien Gasc, amputé à la jambe droite, en pleine ascension © Radio France - David Valverde

Le gymnase Jean Gachet de Saint-Étienne accueille depuis ce samedi le championnat de France d'escalade. Les épreuves se poursuivent ce dimanche entre 8h et 16h. Particularité de l'escalade, la compétition réservée aux handicapées se déroule au même moment que celle des valides, histoire de mettre en valeur celles et ceux qui ont choisi ce sport malgré un bras ou une jambe en moins, des limites psychomotrices ou des problèmes de vue. Julien Gasc est amputé de la jambe droite et il adore son sport. Un sport qui au premier abord ne parait pas du tout adapté aux handicapés.

Et pourtant... "De l'extérieur, vous vous dites : comment on fait pour grimper quand on est aveugle ou quand il nous manque une jambe. En fait c'est l'inverse" , explique l'escaladeur de la région parisienne."Quand vous êtes amputé, si vous voulez faire du foot, vous êtes amputé à 50%, au lieu de deux jambes tu en as une. En escalade vous êtes amputé de 25%, parce qu’on utilise les deux bras et les deux jambes. C'est un sport qui offre une variété de profils et tout le monde peut s'exprimer. C'est une espèce de revanche sur la vie. Le coté " je m'accroche" sert un peu de métaphore à certains".

Julien Gasc : "en escalade, chacun arrive à s'exprimer d'une manière ou d'une autre"

Nous avons suivi également un duo lors de ce championnat de France : Stéphanie, une escaladeuse malvoyante et Patrick son accompagnateur. Alors qu'il n'y a plus un bruit dans la salle, ils communiquent grâce à un casque et un micro. "Je suis guidée pendant que je vais grimper sur la voie. Au démarrage il va me poser les mains sur les prises de départ" raconte Stéphanie.

"Pour les mains ensuite c'est un système d'horloge. Sur la droite, il va me dire "à 1h, 2h, 3h... On grimpe à deux, même s'il y en a un qui reste au sol". Pour Patrick, c'est comme s'il était lui aussi sur le mur. "A la fin de la journée on est assez fatigué par le stress de suivre, de rester attentif. Mentalement j'essaie de grimper pour essayer de visualiser les pas et de lui indiquer au mieux les mouvement qu'elle va effectuer".

Une communion et un exercice de l'escalade qui sert énormément à Stéphanie qui avoue s'être lancée dans l'escalade pour combattre sa peur de tomber. "Ça permet de retrouver une confiance en soi, une coordination. De se réapproprier son corps aussi parce qu’on a l'impression qu'il nous échappe surtout que moi j'ai aussi un problème d'audition qui entraîne des pertes d'équilibre. Des fois je suis plus à l'aise à grimper sur un mur qu'à marcher dans la rue !"

Stéphanie grimpe sur consignes de Patrick - Radio France
Stéphanie grimpe sur consignes de Patrick © Radio France - David Valverde

Stéphanie, malvoyante et son accompagnateur Patrick expliquent leur fonctionnement

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