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Dossier : Le Vendée Globe 2020-2021

Vendée Globe : "Je pense déjà à 2024", confie le malouin Kevin Escoffier

Deux semaines après le naufrage de son bateau, le skipper breton Kevin Escoffier est de retour en Bretagne ce mardi 15 décembre. A cette occasion il a accordé une interview à France Bleu Armorique. Il se projette déjà sur le prochain Vendée Globe en 2024.

Kevin Escoffier le jour du départ du Vendée Globe.
Kevin Escoffier le jour du départ du Vendée Globe. © Radio France - Jérôme Val

Kévin Escoffier était de retour en Bretagne ce mardi quinze jours après son naufrage lors du Vendée Globe. Le skipper malouin a accordé une interview à France Bleu Armorique pour parler de sa mésaventure et de la suite.

France Bleu Armorique : Comment allez-vous après ce naufrage ?

Kevin Escoffier : Ça va bien, tout va bien. Je rentre en Bretagne. J'ai terminé ma visite parisienne hier soir et je monte dans le taxi pour prendre un train pour Lorient.

FBA : Plié en deux, dix heures dans votre radeau de survie, vous avez pensé à quoi ?

Kevin Escoffier : On est dans l'action. On n'a pas vraiment le temps de réfléchir à autre chose que comment préserver la température pour qu'elle ne baisse pas, activer bien les moyens de détresse et gérer bien la batterie. On reste dans l'action pour avoir l'impression de maîtriser la situation.

Dans ces moments-là, tout le monde serait solidaire

FBA : Et tout s'est passé très vite, en quelques minutes...

Kevin Escoffier :  Justement j'ai rallumé mon téléphone lundi et j'ai récupéré l'historique de mes appels et SMS. Entre le moment où j'envoie le message à mon team pour dire que je coulais et leur réponse il y a une minute et cette réponse là je ne l'ai pas eu. C'est vrai que ça a été très rapide.

FBA : Jean Le Cam vous a sauvé et vous avez passé une petite semaine sur son bateau. C'est l'exemple même de la solidarité entre marins ?

Kevin Escoffier : Dans ces moments-là, tout le monde serait solidaire, les marins ou quelqu'un d'autre. Dans le cas des marins, on est encore plus habitué à venir en aide. Cette solidarité est importante parce qu'avoir confiance en ces personnes, ça permet d'être rassuré et d'aller faire ce genre de courses en solitaire. Jean Le Cam est quelqu'un d'expérience qui a déjà perdu trois bateaux. Perdre son bateau, c'est un outil de travail et de passion. En parler avec lui ça m'a rassuré.

FBA : Qu'est-ce qui est arrivé ? Vous le savez maintenant ?

Kevin Escoffier : Non aujourd'hui je ne le sais toujours pas. J'ai des hypothèses en tête qui ne sont ni validées et qui vont être compliquées à vérifier parce que le bateau est au fond de l'eau donc on ne va pas récupérer ni la coque ni les données de bord pour voir les décélérations et les vitesses. On va regarder ça de près avec les architectes et les calculateurs mais ce sera compliqué d'être sûr. Ce ne seront que des hypothèses et des scénarios. 

Je ne me suis pas vu mourir.

FBA : PRB, votre sponsor est une entreprise de taille moyenne. Le PDG a suivi votre sauvetage de très près. C'est important d'avoir des sponsors de ce type?

Kevin Escoffier : Je suis fier d'avoir PRB comme sponsor. Jean-Jacques Laurent, le PDG, a des valeurs familiales et humaines fortes. Il a été avec la direction de course pendant toute la nuit quand j'ai été sur le radeau. Il a appelé ma famille, ce sont des gens fidèles. Je vais en Vendée dès jeudi pour parler de la suite et de ce qui m'est arrivé. On va évoquer tout cela.

FBA : Et la suite justement ? Toujours envie de repartir en mer ?

Kevin Escoffier : Bien évidemment. Je ne me suis pas vu mourir. Je pense que maintenant j'ai moins de chance que les autres d'avoir un gros souci sur un bateau. Sportivement, j'étais content de ma place. C'est un échec sportif et j'ai pas envie de rester là-dessus. Je pense donc déjà à 2024 [date du prochain Vendée Globe].

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