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Voile

François Gabart sur la Brest Atlantiques : "J'espère qu'on se tirera la bourre à quatre jusqu'au bout"

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Le skipper de Macif est impatient de participer à la première Brest Atlantiques qui partira le 3 novembre de Brest pour un demi tour du monde. Le skipper installé à Port-La-Forêt dans le Finistère estime que les bateaux Ultim ne sont pas plus fragiles que les autres.

François Gabart s'élancera pour un demi tour du monde le 03 novembre prochain sur la Brest Atlantiques
François Gabart s'élancera pour un demi tour du monde le 03 novembre prochain sur la Brest Atlantiques © Radio France - Aurélie Lagain

Brest, France

La Brest Atlantiques qui partira le 3 novembre de Brest pour un demi tour du monde est une course inédite. Quatre Ultims, les bateau à voile les plus grands et les rapides de la planète vont s'y affronter en longeant Rio de Janeiro et le Cap en Afrique du Sud avant de revenir à Brest. Le Sodebo de Thomas Coville et Jean-Luc Nélias, le maxi trimaran Edmond de Rotschild de Franck Cammas et Charles Caudrelier, l'Actual Leader d'Yves Le Blevec et Alex Pella et le Macif de François Gabart et Gwenolé Gahinet vont se tirer la bourre pendant 25 jours environ.

François Gabart, skipper de Port-La-Forêt dans le Sud Finistère, vainqueur du Vendée Globe et de la Route du Rhum, est pressé de découvrir cette nouvelle route maritime : "c'est toujours excitant car on va aller vers des coins qu'on ne connait pas très bien à partir de la deuxième partie de course vers l'Afrique du Sud lors de la remontée vers l'anticyclone de Saint-Hélène, vers l'est. C'est toujours bien de découvrir de nouveaux endroits, qu'aucun de nous n'a encore visité en bateau à voile".

On embarque seulement ce dont on a besoin mais tout ce dont on a besoin

Il faut donc s'entraîner dans des conditions proches de celles rencontrées au large : "Le golfe de Gascogne nous permet de retrouver des conditions changeantes, intéressantes, avec des coins venteux, d'autres sans vent, on se met en difficulté pour s'habituer à ce qu'on rencontrera".

Des Ultims trop fragiles ? Gabart n'y croit pas

François Gabart ne doute pas de sa bonne collaboration avec son équipier Gwénolé Gahinet : "J'ai fait sans doute plus de transats en double qu'en solitaire même si c'est moins médiatisé. Pour que ça se passe bien, il faut un vrai travail d'équipe, s'appuyer sur la compétence de l'autre et gérer la promiscuité". L'espace de vie des trois marins (il y aura un "médiaman" à bord de chaque bateau pour gérer les images, mais qui n'a pas le droit de s'occuper de la marche du voiler) sera exigu mais suffisant :  "Il y a une seule bannette et un pouf pour se poser. Ce n'est pas grand mais largement suffisant. On embarque à bord de nos bateaux seulement ce dont a besoin mais tout ce dont on a besoin".

Ces dernières années et particulièrement lors de la dernière route du Rhum, on s'est demandé si les bateaux Ultims étaient assez robustes pour de longues courses au large. François Gabart n'est pas de cet avis : "Je ne crois pas qu'ils soient plus fragiles. Sur le Rhum, on est six au départ, quatre à l'arrivée, c'est assez proche, comme ratio, des autres bateaux. Mais puisqu'on est peu nombreux, cela se voit à l'arrivée. Mais il y a eu un match race lors de la route du Rhum qui a fait une belle course. Donc c'est pas forcément le nombre qui fait la beauté de la course. Il faut donc qu'on continue à se développer et j'espère qu'on se tirera la bourre à quatre jusqu'au bout".

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