Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Voile

Jean-Baptiste Daramy, un basque à l'assaut de la Route du Rhum

samedi 3 novembre 2018 à 17:41 Par Amaia Cazenave, France Bleu Pays Basque

Jean-Baptiste Daramy sera au départ de la Route du Rhum, ce dimanche à 14h, à Saint-Malo. Cet ingénieur d'études Bayonne, va participer pour la première fois à la prestigieuse course transatlantique en solitaire. Il sera à la barre d'un Class 40, un voilier de 12 mètres de long.

Direction la Guadeloupe pour Jean-Baptiste Daramy qui participe à sa première Route du Rhum.
Direction la Guadeloupe pour Jean-Baptiste Daramy qui participe à sa première Route du Rhum. © Radio France - Jean-Baptiste Daramy

Bayonne, France

Petit, il rêvait face à son écran télé devant les exploits de Florence Arthaud, aujourd'hui c'est lui qui va prendre la mer pour traverser l'Atlantique et rejoindre Pointe-à-Pitre. Jean-Baptiste Daramy, ingénieur basque de 37 ans, s'élancera ce dimanche depuis Saint- Malo sur son Class 40 baptisé « Chocolats Paries - Coriolis Composite ». Une première pour lui qui a fait ses armes de skipper dans la classe Mini. France Bleu Pays Basque l'a joint à quelques heures du départ. Interview.

France Bleu Pays Basque : A quelques heures du départ sur quoi se concentre t-on ? Quels sont les derniers réglages à effectuer ?

Jean-Baptiste Daramy : Quand on se rapproche du départ on travaille beaucoup sur la météo. Ça nous permet de vraiment affiner la stratégie des premiers jours de course. Là on a un bon schéma jusqu’à jeudi avec trois dépressions qui vont passer donc ça va être un peu compliqué, un peu viril. Puis ensuite on prépare toutes les affaires : les vêtements, la nourriture, les caisses à outils. Il faut tout contrôler pour ne rien oublier. Je suis content de toute la préparation, maintenant j’ai vraiment hâte d’aller en mer.

Combien de temps va durer la navigation ?

Entre 15 et 20 jours de mer. On a un début compliqué avec du vent de face donc on ne va pas avancer très vite. Mais ce n'est pas grave, j’ai de quoi manger pour 20-25 jours de mer. Je suis hyper serein au niveau du ravitaillement et de l’eau que j’ai à bord.

Qu’est-ce qui vous fait le plus peur ?

La seule hantise que j’ai c’est une collision au départ. Nous sommes 123 au départ donc on peut s'accrocher avec un autre concurrent, ça serait bête mais ça peut vraiment arriver et puis ensuite en mer il y a les cargos, les pécheurs… il faudra être très vigilant les premières 24/48 heures.

Le Class 40 de Jean-Baptiste Daramy. - Radio France
Le Class 40 de Jean-Baptiste Daramy. © Radio France - Jean-Baptiste Daramy

Quel est votre objectif pour cette première participation ?

L’objectif est terminer dans la première moitié. On est 53 concurrents donc une place autour de 25 ça serait pas mal. Mais dans cette course il y a tellement d’inconnus, tellement de paramètres qu’on ne maîtrise pas, il peut se passer tellement de chose... on est pas à l’abri d’un bon résultat en Guadeloupe ! L'idée c'est de naviguer le plus proprement possible pour faire la plus belle place possible.

Vous laissez une petite famille à terre, comment vos proches vont-ils vous suivre ? 

Ma femme, ma fille, mon frère, ma sœur, mes copains, beaucoup de mes proches m'ont accompagné jusqu'à Saint-Malo. Ils me soutiennent tous à fond. Une fois à bord je ne pourrais échanger avec eux que par mail. Par Skype techniquement ce serait possible, mais je ne vous cache pas que j’ai un petit budget, les connexions internet à bord c’est via satellite donc ça coûte très. Ce sera donc "service minimum" : je vais pouvoir envoyer des mails, récupérer des fichiers météo, mais je ne ferai pas de directs avec ma famille ou avec mes partenaires. Les gens du Vendée Globe le font parce qu’ils ont des budgets plus importants. Nous on se contentera de mails pour garder des liens avec la terre.

Un de vos sponsors n'est autre que la Maison Pariès, vous prenez le large avec quelques douceurs à bord de votre bateau ?

Effectivement, je pars avec des Kanougas et des plaques de chocolat, pour moi qui suis super gourmand c'est très important! Ça va faire du bien au moral je pense surtout pendant la première semaine de course qui risque d'être dure, humide, avec des creux de 8 mètres...  Autre source de réconfort : ma femme et ma fille m’ont collé plein de photos de famille à l’intérieur du bateau.