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Voile DOSSIER : La Route du Rhum 2018

VIDÉO - Lalou Roucayrol avant la Route du Rhum : "Le bateau est prêt, le bonhomme aussi"

mercredi 31 octobre 2018 à 8:11 Par Olivier Uguen et Arnaud Carré, France Bleu Gironde

Pour sa 4e participation à la Route du Rhum, Lalou Roucayrol espère une victoire sur sa course favorite. Le skipper médocain nous a accordé une interview, sur son Multi 50 Arkema, au large de Port-Médoc où il s’entraîne, avant son départ pour Saint-Malo.

Lalou Roucayrol à bord de son Multi 50 Arkema au large de Port-Médoc quelques jours avant le départ de la Route du Rhum
Lalou Roucayrol à bord de son Multi 50 Arkema au large de Port-Médoc quelques jours avant le départ de la Route du Rhum © Radio France - Olivier Uguen

Port Médoc, Le Verdon-sur-Mer, France

Ce dimanche 4 novembre, la Route du Rhum s'élance de Saint-Malo. Destination Point-à-Pitre en Guadeloupe. La 11e édition de la transatlantique en solitaire fera date. D'abord parce qu'elle souffle cette année ses 40 bougies. Ensuite parce que le record d'engagés sera pulvérisé avec 124 bateaux annoncés au départ.

Parmi eux, deux Aquitains : l'Arcachonnais Arnaud Boissières, sur son monocoque 60 pieds La Mie Câline, qui avait dû abandonner lors de la dernière édition en 2014. Et dans la catégorie des Multi 50 (multicoques 50 pieds), Lalou Roucayrol. A 54 ans, le Médocain dispute l'épreuve pour la 4e fois. La Route du Rhum lui réussit puisqu'il est monté sur le podium à chaque fois, en 2002 (3e), 2010 (2e) et 2014 (2e). Il y a quelques jours Arnaud Carré et Olivier Uguen ont pu partager une séance d'entraînement avec le skipper d'Arkema au large de Port-Médoc.

Il "fallait y être", explique Lalou Roucayrol, confiant, à la barre de son multicoque. "Je n’ai que de bons souvenirs sur cette Route du Rhum parce que j’ai eu la chance de finir sur trois podiums successifs. Je crois que je dois être le seul aujourd’hui à avoir fait trois Route du Rhum et à avoir fini à chaque fois sur un podium (...). On part du froid pour aller vers le soleil, on a un accueil en Guadeloupe qui est extraordinaire. On a un départ avec des gens à Saint-Malo qui viennent nous soutenir… c’est génial, c’est une très très belle course", estime le skipper, qui fait partie des favoris en Multi 50, avec Erwan Le Roux (Fenêtrea - MixBuffet) et Armel Tripon (Réauté Chocolat). "Le jeu peut être extrêmement ouvert en Multi 50".

"Le bateau est prêt, le bonhomme aussi"

"Le bateau est prêt, le bonhomme aussi (...). Je crois que le bateau est compétitif parce qu'on a fait une très belle saison avec des victoires ou des places de second sur les cinq courses courues cette année, des courses en équipage, des courses en solitaire".

Depuis cinq ans, "il y a eu une somme de travail très importante" pour faire évoluer le Multi 50 Arkema avec lequel il prend le départ de la course, ce dimanche. "On a beaucoup travaillé sur les voiles, sur les matières des voiles, sur les formes de voiles - c’est vraiment le moteur pour nous… La dernière évolution étant focalisée sur tout ce qui est pilotage, électronique, informatique embarquée. Et notamment avec un pilote assez original, développé par une société aquitaine basée à La Rochelle".

Aborde-t-on une telle course de la même façon à 54 ans que plus jeune ? Pour maximiser ses chances de victoire, Lalou Roucayrol a suivi un entrainement physique et psychologique important, en travaillant notamment avec un sophrologue et un cardiologue pour mieux gérer le stress et le manque de sommeil. 

"Il faut une forme qui puisse faire tenir le bonhomme pendant 10 à 15 jours" de traversée de l'Atlantique, "avec de la vitesse, un stress très important, et des conditions qui sont quand même relativement rudes". "Après, on n’a pas la même « folie » à 54 ans qu’à 40 ou à 34… Donc évidemment l’objectif reste le même mais la façon d’aborder la course est surement un peu différente, il y a plus de raison".

"Ce que je pourrais appréhender le plus ? Honnêtement c’est la casse"

"Ce que je pourrais appréhender le plus ? Honnêtement c’est la casse", conclut le Médocain. "La casse matérielle, parce que finalement on la maîtrise pas, ça peut arriver à n’importe quel moment. C'est rencontrer une baleine (y'en a beaucoup dans le golfe), ou un container, ou un vieux bout de bois qui traîne. Ça pourrait être ça la plus grosse des frustrations…  Ne pas pouvoir arriver, ne pas pouvoir finir la course parce qu’il y a une casse mécanique qui a eu lieu… C’est peut-être ça que j’appréhende le plus…"

Lalou Roucayrol invité de France Bleu Gironde (interview en intégralité)