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Dossier : Naufrage du cargo Grande America

Les marins de la classe Figaro inquiets de la pollution du Golfe de Gascogne après le naufrage du Grande America

La Forêt-Fouesnant, France

La mer est leur terrain de jeu, le Golfe de Gascogne l'un des théâtres de leurs compétitions. Les marins du large ne peuvent que constater le désastre du naufrage du Grande America, et la classe Figaro inaugure sa nouvelle saison 2019, justement, au large de la Vendée.

L'une des nappes d'hydrocarbure issue du Grande America
L'une des nappes d'hydrocarbure issue du Grande America © Maxppp - Marine Nationale

Francis Le Goff est Breton, et le pétrole en mer, c'est un très mauvais souvenir. Le directeur de course de la Solitaire Urgo-Le Figaro et de la première épreuve de la saison 2019 en Figaro, la Sardinha Cup, se rappelle très bien 1978. "En 78, j'étais à l'école et avec ma grand-mère, on était allé voir la marée noire de l'Amoco Cadiz, on respirait cette odeur de loin". Ce genre de catastrophe, il sait en prendre la mesure.

Francis Le Goff (directeur de course) : "Le plus important, c'est la pollution qui peut s'étendre"

"Pour la course en elle-même, on saura la rendre belle, et on va adapter les parcours si besoin. Mais le plus important en ce moment, c'est la pollution qui peut s'étendre. Même si, on l'espère, les conditions clémentes du moment vont permettre aux autorités de minimiser l'impact sur la côte. C'est ça l'état d'esprit dans lequel on se trouve."

Un danger à la navigation

Et les marins ? Eux vont devoir naviguer comme si de rien n'était, et pousser les limites de leurs nouveaux figaro 3 pour être prêts pour la Solitaire en juin. Les risques aujourd'hui ? Croiser une nappe de pétrole, ou pire un conteneur à la dérive. Anthony Marchand n'a pas d'appréhension pour autant.

Anthony Marchand (Groupe Royer - Secours Populaire) : "Un OFNI, ça flotte entre deux eaux et ça peut faire de gros dégâts"

"Non, parce que la direction de course ne nous enverra pas dans des zones dangereuses, je leur fais confiance. Maintenant, un OFNI, c'est un danger pas toujours prévisible, ça peut faire quelques tonnes, et flotter entre deux eaux. Si on rentre dedans à 10 noeuds, ça peut faire des gros dégâts".

Intervenir dans la tempête, toujours un challenge

Il n'empêche que ça fait mal au cœur de voir ce genre de choses en plein Golfe de Gascogne. Martin Le Pape sait reconnaître les conditions extrêmes, et il pense aussi à saluer le travail des sauveteurs et de ceux qui sont intervenus dans la tempête pour tenter de limiter les conséquences du naufrage.

Martin Le Pape (Skipper MACIF) : "5 m de creux dans le Golfe de Gascogne, on sait ce que c'est !"

"Quand on voit l'état de la mer ces derniers jours, en bateau là-dedans, ça doit être l'enfer. C'est quand même des guerriers, les gars. Quand il y a 5 m de creux dans le Golfe de Gascogne, on sait ce que c'est, et chapeau les gars parce que naviguer et intervenir dans ces conditions-là, c'est pas facile."

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