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Voile

Solitaire du Figaro - Les skippers mobilisés contre la pollution des océans : "C'est vraiment triste à voir"

Les 47 skippers en lice pour la Solitaire du Figaro s'élancent ce dimanche de Nantes. Au-delà des magnifiques paysages et des animaux qu'ils rencontrent en mer, les marins voient malheureusement de plus en plus de déchets plastiques flotter dans l'océan.

Illustration pollution des océans
Illustration pollution des océans © Maxppp - LEGNAN KOULA

La Solitaire Urgo-Le Figaro souffle ses 50 bougies cette année ! Sur la ligne de départ, 47 skippers s'élancent ce dimanche de Nantes, direction l'Irlande. Durant les quatre étapes qui vont les mener jusqu'à Dieppe, les marins vont bien sûr admirer des paysages sublimes, mais aussi, malheureusement, voir de trop nombreux déchets plastiques flottant dans la mer

Et Julien Pulvé, skipper du Team Vendée Formation, est le triste spectateur de cette pollution des océans : "Écologiquement, c'est vraiment triste à voir. On croise des déchets, de plus en plus, et c'est une vraie problématique aujourd'hui, le plastique il faut le bannir".

"On navigue au milieu des détritus"

Même constat pour Sébastien Marsset, qui participe à sa première Solitaire du Figaro : "Très récemment, j'ai navigué dans le détroit de Malacca au milieu des détritus. C'est très bien d'alerter, mais à un moment ça suffit pas, il faut agir". Alexis Loison, skipper du Figaro Région Normandie, voit lui aussi davantage de plastique qui flotte dans l'océan : "C'est vraiment navrant comme spectacle, c'est un sujet vraiment préoccupant mais si chacun y met du sien, je suis persuadé qu'on peut faire beaucoup".

"Je me souviens quand je naviguais en Indonésie, il y avait des tonnes de détritus en mer : des télévisions, des frigos... Toutes les minutes, on en voyait et là, on se rend vraiment compte de ce que c'est la pollution." - Anthony Marchand, skipper

Pour Alan Roberts, marin anglo-brésilien, "l'éducation est le seul moyen pour faire évoluer les mentalités, recycler, ne pas acheter de plastique." Il sensibilise donc les plus jeunes dans les écoles, dans les clubs de voile et sur les réseaux sociaux. Sébastien Marsset tient un discours semblable : "Au quotidien, il faut s'engager sur nos modes de consommation, sur la qualité de nos habitats, la prise de conscience doit être globale". 

Les skippers s'engagent et prennent des résolutions

Durant les courses à la voile, des efforts sont faits pour éviter de polluer. "On travaille tous sur la classe Figaro pour avoir des actions plus écologiques et trouver des idées, des solutions pour avoir de moins en moins de gaspillage, explique Anthony Marchand. Avant, on pouvait avoir des bouteilles d'eau embarquées et après chaque course, ça faisait six bouteilles à jeter. Maintenant, on s'oblige à transporter des plus gros contenants et des gourdes que l'on garde."

Autre innovation sur les bateaux : la petite barre plastique, qui empêchait les "écoutes" des grandes voiles de tomber à l'eau sur le côté du bateau, est désormais fabriquée à base de coquilles d'huîtres recyclées. "Quand on la perd, ça ne pollue plus" souligne Alexis Loison.

Il faut dire que les skippers sont victimes de cette pollution des océans. "On est directement impacté quand on prend un grand morceau de plastique, de cordage, quelque chose qui traîne dans la quille, s'agace Julien Pulvé. Ça nous oblige à nous arrêter, parfois à plonger, pour le couper ou libérer de la quille."

Selon WWF, plus de 310 millions de tonnes de déchets plastiques ont été générées en 2016, dont 110 millions se sont retrouvées dans la mer. Toujours d'après l'ONG, d’ici 2030, "la production mondiale de déchets plastiques pourrait augmenter de 41 % et la quantité accumulée dans l’océan pourrait doubler".