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Solitaire du Figaro : Thierry Chabagny, toujours accroc à "une course magique"

Au départ pour la seizième fois, le skipper avoue son addiction à une course qu'il rêve de remporter. Face aux "tourdumondistes" et aux jeunes loups aux dents longues, il espère pouvoir tirer son épingle du jeu.

Il y a deux ans, au départ de Bordeaux, Thierry Chabagny avait décroché la victoire d'étape.
Il y a deux ans, au départ de Bordeaux, Thierry Chabagny avait décroché la victoire d'étape. © Radio France - Justine Hamon

France Bleu : votre regard sur votre préparation et sur les courses de pré-saison ?

Thierry Chabagny : Avant la course, il y a toujours des petites bricoles à faire, un bateau à entretenir. Cette semaine à Bordeaux est idéale, il fait beau et le site est parfait. J'ai fait trois courses préparatoires. Pour l'instant je suis classé 8ème du championnat de France, ce qui n'est pas mal parce que j'ai abandonné la première sur casse matérielle. Après, on sait que la Solitaire est à part, c'est celle que tous les coureurs du circuit veulent absolument gagner. Je suis dans le match. Je sais que je suis capable de faire mieux. la dernière fois que la Solitaire est partie de Bordeaux, j'avais gagné la première étape. L'an dernier j'ai fait cinquième à quelques dizaines de minutes du premier (ndlr : Erwan Tabarly). Je suis toujours motivé et heureux de partir de Bordeaux, ville magnifique qui m'a porté chance.

Vos souvenirs de l'arrivée à Sanxenxo en 2015 ?

C'était une arrivée en Espagne et le vent est tombé à l'approche de la ligne d'arrivée. Ça a vraiment été tendu pour passer la ligne en tête. Je me souviens des deux dernières heures à 0,5 nœuds de moyenne, c'était interminable. Mais c'était un super souvenir, un moment unique, ma première victoire d'étape et j'espère un déclic pour les suivantes.

C'est vraiment le bonhomme qui fait la différence, ses choix stratégiques, son aptitude à faire marcher le bateau à 100% en permanence, la capacité à se faire mal, à tenir, à faire les bons choix même fatigué. C'est hyper excitant.

Que pensez-vous du parcours cette année ?

Les trois grosses étapes sont des gros morceaux avec plus de 500 milles. A chaque fois qu'on traverse le Golfe de Gascogne, on sait que c'est long, avec des segments de plus de 200 milles où il peut se passer énormément de choses et donner de gros écarts à l'arrivée. Donc il ne faut pas se louper sur ces deux premières pour pouvoir jouer la finale entre Concarneau et Dieppe.

Thierry Chabagny à bord de son Figaro aux couleurs de Gedimat.
Thierry Chabagny à bord de son Figaro aux couleurs de Gedimat. - ©AlexisCourcoux

C'est votre seizième participation, qu'est ce qui vous fait encore courir ?

C'est une course magique, tous les bateaux sont identiques, c'est vraiment le bonhomme qui fait la différence, ses choix stratégiques, son aptitude à faire marcher le bateau à 100% en permanence, la capacité à se faire mal, à tenir, à faire les bons choix même fatigué. C'est hyper excitant. On sait que pendant un mois on va être en immersion, en bataille contre les autres mais aussi contre soi même parce que c'est une lutte permanente contre le sommeil. Je pense qu'il y a une sorte d'addiction à cet état de bagarre qui me donne envie de revenir à chaque fois. J'ai fait un peu toutes les places (ndlr : une victoire d'étape, cinq podiums d'étape, 2ème au général en 2006) et j'ai vraiment envie de la gagner.

Je sais que certaines années, je n'étais pas loin de cet état là et il y a toujours eu un petit accroc qui a fait que ça n'a pas fonctionné. Je sais que ça peut se reproduire, que je n'ai pas baissé en niveau, que ma motivation est là, que mon bateau est prêt. Tout est réuni pour y arriver.

La gagner cette année, avec les retours de Yann Eliès et Jérémie Beyou, ce serait encore plus fort ?

C'est bien pour la course de voir ces têtes de série revenir. En plus ce sont des copains, des gens que j'admire. Après, qu'ils soient là ou pas, le niveau est là. Chaque année il y a des surprises, il faut se méfier de tout le monde et surtout essayer de bien faire sa course, de se faire plaisir et de ne pas se laisser submerger par la pression ou l'envie d'un résultat. Il faut bien faire du bateau et compter les points à l'arrivée.

En quinze ans, Thierry Chabagny a vu le niveau augmenter d'année en année.
En quinze ans, Thierry Chabagny a vu le niveau augmenter d'année en année. © Radio France - Justine Hamon

Le niveau augmente où c'était aussi difficile il y a quinze ans ?

J'ai l'impression que le niveau augmente tous les ans, que ça se densifie. Les entraînements sont plus performants, il y a aussi plus de partage d'informations. Ce qui fait que des jeunes qui débarquent sur le circuit, s'ils sont motivés, s'ils travaillent avec un petit peu de talent, ils arrivent au niveau des meilleurs au bout de trois ou quatre ans. Du coup, c'est de plus en plus dur. Il y a des mecs très forts qui émergent et des outsiders comme moi qui ont vraiment envie de se la faire. Sur 40 bateaux, 20 mecs peuvent gagner cette année.

Vous rêvez d'un état de grâce, d'une édition où tout réussit ?

On en rêve forcément. Je sais que certaines années, je n'étais pas loin de cet état là et il y a toujours eu un petit accroc qui a fait que ça n'a pas fonctionné. Je sais que ça peut se reproduire, que je n'ai pas baissé en niveau, que ma motivation est là, que mon bateau est prêt. Tout est réuni pour y arriver. Il faut bien faire du bateau et peut-être que la réussite viendra avec.

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