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Voile

Solitaire du Figaro : Yann Eliès rêve d'un record

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

Les marins de la Solitaire du Figaro sont dans les starting block ! Ils seront 48 à prendre le départ à Nantes dimanche 2 juin de la 50ème édition qui s'annonce exceptionnelle. Le plateau réunit le gratin de la voile française.

Le skipper briochin Yann Eliès tentera de remporter pour la quatrième fois la Solitaire du Figaro.
Le skipper briochin Yann Eliès tentera de remporter pour la quatrième fois la Solitaire du Figaro. © Radio France - Léo Rozé

Quimper, France

Michel Desjoyaux, Loïck Peyron, Alain Gautier ou encore Armel Le Cleac'h. Voilà quelques noms parmi d'autres qui donnent le ton de la 50ème Solitaire du Figaro. Pour fêter le bi-centenaire de l'épreuve, les organisateurs ont sorti un nouveau bateau : le Figaro 3. Parmi les poids lourds de la flotte, il y a aussi Yann Eliès. Le briochin, triple vainqueur de la Solitaire, peut devenir recordman de l'épreuve. Interview.

Dans quel état d'esprit êtes-vous à quelques jours du départ de cette édition exceptionnelle ?

Yann Eliès : "Je suis excité... J'oscille entre l'envie d'en découdre, de me projeter dans le sportif et d'avoir un mental de feu pour essayer de remporter cette Solitaire. Et à la fois, j'essaye aussi d'être un peu décontracté. Ça va être un truc sympa, qu'on va vivre à plusieurs. Il faut être aussi dans le plaisir et pas que dans la gagne et la compétition. Il faut savoir profiter des moments qu'on va vivre, des gens qu'on va rencontrer et du voyage qu'on va faire, puisqu'on va aller en Irlande. J'essaye de trouver le juste milieu entre tout ça."

Ça va être une édition exceptionnelle - Yann Eliès

Toute la voile française se retrouve sur cette Solitaire. Est-ce que c'est plaisant de vous trouver avec un tel plateau ?

"C'est sûr que sportivement on se rend compte que ça va être une édition exceptionnelle, de par les candidats qui sont là. Mais c'est aussi aller à la rencontre de gens qu'on ne connait pas encore. Il y a des nouveaux venus qui ont déjà démontré dans les courses d'avant saison qu'ils sont talentueux. Je pense à Achille Nebout, Benjamin Schwartz. Je les connaissais pas du tout, ils sont super sympas. C'est aussi des rencontres humaines cette Solitaire."

Le fait de se retrouver à batailler avec des novices, quand on est un marin aguerri comme vous, on n'a pas envie d'être trop bousculé ?

"C'est sûr que vu notre passif, on est un peu les références et les gens à essayer de dépasser. C'est un éternel recommencement, une remise en question à chaque fois pour performer sur ce genre de course. C'est aussi pour ça qu'on vient. Tous les ans c'est un peu plus difficile parce que les jeunes arrivent de mieux en mieux préparer. Mais c'est ce qui fait notre plaisir."

Vous avez cet objectif en tête, devenir le seul recordman à avoir remporté quatre fois la Solitaire ?

"C'est sûr que dans un coin de la tête on se dit que ce serait quelque chose d'incroyable d'arriver à être le seul marin à avoir remporté quatre 'Solitaire'. Et des fois je me dis que peut-être que personne n'y arrivera non plus. C'est un challenge difficile à dépasser. Quand on regarde les cinq marins qui ont trois victoires sur la Solitaire, ce sont des marins d'exceptions [ndlr :Michel Desjoyeaux et Jérémie Beyou qui en font partie s'alignent aussi cette année]. Et jusqu'à présent, personne n'a réussi à le faire, à dépasser cet espèce de mur du son. Il faut pas y croire trop non plus et rester terre à terre. La compétition va être très dure avant de penser à ce genre de choses."