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Voile

Transat Jacques Vabre : Arnaud Boissières veut réussir le passage de témoin

samedi 4 novembre 2017 à 7:07 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde et France Bleu Loire Océan

L'Arcachonnais, installé en Vendée, sera ce dimanche au Havre au départ d'une épreuve qui ne lui a jamais vraiment souri mais qu'il attaque avec enthousiasme et appétit pour sa dernière à la barre de la Mie Câline.

Souriant mais déterminé, Arnaud Boissières a une petite revanche à prendre avec la Jacques Vabre.
Souriant mais déterminé, Arnaud Boissières a une petite revanche à prendre avec la Jacques Vabre. © Radio France - Arnaud Carré

Il s'avoue "beaucoup moins tendu" qu'à l'approche d'un Vendée Globe. Arnaud Boissières commence à faire partie de ceux qui connaissent bien le chemin pour aller de l'autre côté de l'Atlantique. "Je ne dis pas que ça va être facile, quinze jours en mer c'est quand même long, il faut être prêt. J'ai vraiment envie de bien finir cette Transat."

De l'autre côté du miroir

Car le Girondin a noué une relation compliquée avec cette course qui l'a contraint deux fois à l'abandon en 2011 (démâtage) puis 2015 (grand voile déchirée). Paradoxal pour celui qui est l'un des rares sur le circuit à avoir bouclé trois tours du monde en solitaire.

Là, c'est à moi de transmettre et j'aime ça. Mais ce n'est pas une croisière, c'est une compétition.

"_J'ai eu beaucoup de réussite sur mes trois Vendée Globe, tous terminés et à chaque fois dans les dix premiers. Si j'ai abandonné la Jacques Vabre, si j'ai abandonné la Route du Rhum (ndlr : en 2014), c'est aussi par manque de préparation et par manque de moyens. Ce n'est pas question d'être plus un marathonien qu'un sprinteur. Il faut aussi un peu de chance._"

Dernière course à la barre du monocoque aux couleurs de la Mie Câline. - Radio France
Dernière course à la barre du monocoque aux couleurs de la Mie Câline. © Radio France - Arnaud Carré

Pour la dernière fois, le Chaumois sera à la barre de son monocoque aux côtés de Manuel Cousin, son futur propriétaire, pour une course en forme d'adieu et de passage de témoin. "_C'est émouvant et excitant. C'est ce bateau qui m'a rendu crédible auprès des partenaires. Et puis à 45 ans, je me retrouve de l'autre côté du miroir en expliquant les ficelles d'un IMOCA à une personne qui arrive d'un autre milieu, plus amateur (ndlr : il a disputé la dernière édition en Class 40). En 2009, c'était l'inverse et avec Vincent Riou (ndlr : ancien vainqueur du Vendée Globe), j'avais passé une année extrêmement enrichissante. Là, c'est à moi de transmettre et j'aime ça. Mais ce n'est pas une croisière, c'est une compétition._"

Ma femme non plus n'aime pas quand je reste trop à terre parce que je deviens pénible.

Dans le même temps, le chantier de son futur bateau avance. Un 60 pieds remis à neuf et qui sera équipé de foils pour être encore plus compétitif au sein de la flotte IMOCA en vue de la route du Rhum 2018 et du Vendée Globe 2020.

La suite, ce sera la route du Rhum 2018 et le Vendée Globe 2020. - Radio France
La suite, ce sera la route du Rhum 2018 et le Vendée Globe 2020. © Radio France - Arnaud Carré

Un Vendée Globe dont il assure avoir digéré la dernière édition même si ça ne fait que neuf mois qu'il a coupé la ligne aux Sables d'Olonne. "Je suis compétiteur, j'adore repartir en mer. Avec l'effervescence qu'il y a ici au Havre, j'ai l'impression que l'arrivée de mon Vendée Globe c'était hier. J'adore me remettre en question en naviguant, c'est un autre gros challenge. Ma femme non plus n'aime pas quand je reste trop à terre parce que je deviens pénible." Une autre "fausse bonne raison" de reprendre la mer. Direction Salvador de Bahia.