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Transat Jacques Vabre : les dangers du parcours

Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) mercredi 21 octobre 2015 à 6:00

Les conditions météo sont redoutées par les 84 skippers
Les conditions météo sont redoutées par les 84 skippers

Le départ de la 12ème édition de la Transat Jacques Vabre sera donné dimanche prochain, le 25 octobre, à 13h30 au Havre. Les 84 navigateurs rejoindront alors Itajai, au Brésil, et devront faire face à des conditions météorologiques compliquées voire dangereuses, tout au long du parcours.

Depuis que la Transat Jacques Vabre arrive au Brésil, les navigateurs traversent l'Atlantique Nord, mais aussi l'Atlantique Sud. Deux gros morceaux considérés, d'ailleurs, comme les deux juges de paix dans un tour du monde, comme le Vendée Globe. Richard Silvani, prévisionniste à Météo France, est depuis 20 ans le "Monsieur Météo" sur la Jacques Vabre. Selon, lui "les transat sont beaucoup plus difficiles, depuis que les navigateurs se rendent a Brésil, notamment avec le passage du "Pot au noir".

"Le Pot au noir"

Mais avant de traverser le "Pot au noir", situé au Nord-Est du Brésil, les navigateurs devront déjà tenter de s'éloigner du Havre. Et c'est là, la principale difficulté, selon Kito de Pavant, qui embarque sur le Bastide Otio (Imoca), pour sa huitième transatlantique : "On arrive dans une période où il commence à y avoir du mauvais temps. Et les trains de dépression qui arrivent sont sûrement les plus gros pièges de cette course. Ensuite, il y a le "Pot au noir", cette zone de transition assez lugubre, où il fait gris, où il y a des orages et où l'on ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé."

On ne sait jamais à quelle sauce on va être mangé  (Kito de Pavant)

De nombreux dangers donc vont se dresser sur leur route et Fabien Delahaye en a bien conscience. Le caennais s'est engagé avec Jean Pierre Dick, triple vainqueur, sur le bateau St Michel-Virbac (Imoca). "On part loin, sur des petits bateaux qui ne sont grands que dans le port", confie-t-il. "C'est un milieu où il y a du risque, mais on se prépare au mieux pour le maitriser".

Les dangers de la météo sur la Transat avec Bertrand Queneutte

Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'approche de la côte brésilienne ne sera pas non plus une partie de plaisir. Selon Kito de Pavant, "tout pourrait s'y jouer".