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Transat Jacques Vabre : les objets fétiches des navigateurs

Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) vendredi 23 octobre 2015 à 9:22

Chaque navigateur emporte avec lui des objets fétiches
Chaque navigateur emporte avec lui des objets fétiches © Maxppp

Le départ de la 12ème Transat Jacques Vabre sera donné ce dimanche 25 octobre, à 13H30, au Havre. Au total, 84 skippers tenteront de rejoindre la ville d'Itajai, au Brésil. Et à bord, certains embarqueront des objets sentimentaux ou des porte-bonheur.

Le poids est l'ennemi des navigateurs. Voilà pourquoi ce sont souvent de petits objets qu'ils embarquent. Un porte-bonheur par exemple, pour le Havrais, Charlie Dalin, qui avoue avoir embarqué "une petite poule en laine", offerte par son amie. "Je l'ai depuis l'année dernière et j'ai fait une très bonne saison. Je ne suis pas superstitieux mais je l'embarque quand même."

Triple vainqueur de la Transat, Jean Pierre Dick, quant à lui, ne quitte jamais son "petit oreiller canadien", ainsi que de petit objets mahoris : "Même si on est des gens rationnels, de formation vétérinaire, des adeptes de Descartes, l'irrationnel peut exister aussi. On ne l'oublie pas", confie-t-il.

Lui aussi vainqueur de la transat dans la catégorie Multi 50 l'an dernier, Yann Eliès ne partira pas non plus les mains vides : "Moi ce que j'aime, c'est amener des photos de ma famille. C'est vraiment mon carburant. Quand je suis au plus bas, je me pose trente secondes devant la photo de ma femme et de mes enfants et je repars avec un mental d'acier", dit-il. 

"Les photos de famille, c'est mon carburant" (Yann Eliès)

Objet sentimental pour les uns, objet fétiche pour les autres, ou bien les deux en un, pour Samantha Davies. La navigatrice britannique embarque sur le bateau "Initiatives Coeur" avec Tanguy de la Motte. "Moi, j'ai un Saint Christophe, sur une chaine, un bijou. Il était porté par mon grand-père qui était commandant dans les sous-marin pendant la guerre. Il a survécu et m'a demandé si je pouvais le porter quand je suis en mer. Alors, je le fais."

"Un Saint-Christophe porté par mon grand-père, pendant la guerre (Samantha Davies)

Pas superstitieux, Kito de Pavant n'embarquera pour sa part aucun "gri-gri". Pas non plus de photo de ses proches qui, dit-il, sont dans la tête. En revanche, un indispensable pour le navigateur de 54 ans : "Je ne ferai jamais de traversée sans musique. C'est une longue transat, c'est bien de pouvoir s'échapper et la musique est un bon moyen". D'autres n'embarquent surtout pas de musique et préfèrent celle des vagues et de la mer.

Les objets fétiches des skippers avec Bertrand Queneutte