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Voile

Un mois après le départ des Sables-d'Olonne, la solitude est pesante pour les skippers de la Golden globe race

mercredi 1 août 2018 à 3:05 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Ça fait un mois que les skippers de la Golden globe race sont partis pour ce tour du monde à la voile en solitaire à l'ancienne. Les deux plus grosses difficultés pour eux : se repérer sans GPS et gérer l'isolement.

Le Sablais Jean-Luc Van Den Heede vient de passer l'Équateur, un mois après son départ des Sables d'Olonne
Le Sablais Jean-Luc Van Den Heede vient de passer l'Équateur, un mois après son départ des Sables d'Olonne © Maxppp -

Les Sables-d'Olonne, France

Un mois que les aventuriers de la Golden globe race sont en mer. 18 skippers ont pris le départ des Sables-d'Olonne, le 1er juillet, pour un tour du monde à la voile et sans escale à l'ancienne. C'est-à-dire sans ordinateur, sans GPS, sans liaison satellite... Les plus rapides devraient être de retour au bout de 260 jours, donc dans huit à neuf mois !

Ils peuvent demander leur position aux navires qu'ils croisent et avec qui ils communiquent grâce à leur radio ondes courtes

Et jusqu'à présent, le plus difficile à gérer pour eux, c'est de se repérer et de faire face à l'isolement explique Christophe Favreau, le commentateur de la course : "c'est compliqué pour eux de savoir précisément où ils sont. Ils utilisent des outils comme le sextant et ils peuvent aussi demander leur position aux navires qu'ils croisent en communicant avec eux grâce à la radio ondes courtes qu'ils ont à bord. Ça, c'est autorisés. Mais c'est évidemment moins précis qu'un GPS et plus ils vont descendre vers le sud, plus ils vont être isolés et ils vont devoir faire confiance à leurs mesures et à leurs calculs pour savoir où ils sont. C'est la difficulté et ça fait partie du sentiment d'isolement dont font part les skippers dans leurs messages".

Une solitude vraiment inhabituelle à une époque où on est hyper connecté

Un isolement tellement fort qu'il a même poussé un concurrent britannique à abandonner une semaine après le départ seulement parce qu'il en souffrait trop ! Étonnant pour quelqu'un qui s'est lancé dans un tour du monde... en solitaire ? Pas tant que ça quand on écoute Christophe Favreau : "ils sont plongés dans une solitude qui est vraiment inhabituelle à une époque où on est hyper connecté. Elle est liée à cette absence de communication si ce n'est un coup de fil satellite par semaine à l'organisation".

Le Sablais Jean-Luc Van Den Heede dans le trio de tête

Un coup de fil qui permet d'avoir des nouvelles régulières du Sablais Jean-Luc Van Den Heede, le doyen de la course avec ses 73 ans. Il fait partie du trio de tête qui vient de franchir l'équateur : "je suis maintenant en hiver, dans l'océan Atlantique sud puisque les saisons sont inversées pour nous. Et on commence à supporter un petit tee shirt parce que, surtout le soir, il commence à faire un peu plus frais." Et, jusque-là, tout va bien pour VDH : "j'ai rien cassé, tout est en pleine forme, les voiles, le gréement, le mât... le bonhomme !", glisse-t-il dans un sourire.

Ce mercredi à la mi-journée, les organisateurs de la Golden globe race ont prévu de faire un point sur la course en direct depuis leur page Facebook. Pour suivre l'aventure des skippers, c'est aussi sur le site internet de la GGR