Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Voile DOSSIER : La Route du Rhum 2018

Un navigateur lorrain s'élance sur la Route du Rhum

dimanche 4 novembre 2018 à 5:41 Par Clément Lhuillier, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Olivier Roussey, habitant de Briey, prend le départ dimanche de Saint Malo de sa deuxième Route du Rhum. Portrait de ce lorrain qui a répondu tôt à l'appel du grand large.

Olivier Roussey sur bateau avant le départ de la Route du Rhum 2018
Olivier Roussey sur bateau avant le départ de la Route du Rhum 2018 © Radio France - Jérôme Val

Briey, France

On peut être Lorrain, vivre loin de la mer, et s'élancer dans l'une des courses au large les plus célèbres du monde ! C'est ce que s'apprête à  faire Olivier Roussey, sur la Route du Rhum, ce dimanche de Saint Malo. Au milieu des 124 autres bateaux et des stars telles que Francis Joyon ou François Gabart, cet expert-comptable de profession fait partie des rares amateurs à composer la flotte qui va rallier la Guadeloupe. France Bleu Lorraine l'a rencontré, à quelques heures du grand départ.

La Route du Rhum c'était un peu mon Everest. J'ai toujours rêvé de la faire. 

A 59 ans, c'est sa deuxième route du Rhum après celle de 2014 (il était arrivé 29e de sa catégorie class40 en 24 jours). "Cette première Route du Rhum, je suis allé au bout. Mais sortie de la première nuit, c'était quand même un peu l'enfer.  Il y avait plein de bateau un peu en vrac partout. Moi-même j'ai subi une avarie, je me suis blessé aussi. Je l'ai fait vraiment dans la souffrance." Ce qui ne l'empêche pas de repartir à l'assaut de l'océan Atlantique : "On se souvient que des bons moments. L'approche de la Guadeloupe, un bateau super bien réglé dans les alizés toutes voiles dehors... Les moments de galères il y en aura, je le sais, mais on les oublie très vite !"

Olivier Roussey avait 10 ans quand ses parents ont acheté une maison de vacances au bord de la Méditerranée. Mais le garçon n'était guère attiré par la plage. Un stage en école de voile a été le déclic d'une vie consacrée à la navigation. "Chaque fois que je peux, je consacre tous mes loisirs à la voile. Je dors voile, je mange voile, je vis voile." Une passionétonnante pour un terrien, qui lui vaut d'être regardé comme un extraterrestre par ses collègues de travail. 

Un investissement personnel important

Un appel du large qui lui demande aussi des sacrifices, particulièrement financiers, avec son coéquipier Philippe Burger. Le bateau à lui seul a coûté 300.000 euros, sans compter le budget annuel qui tourne autour de 100.000 euros. Et l'expert-comptable ne peut pas compter sur de généreux sponsors locaux pour l'épauler dans cette aventure. "La Lorraine est loin de la mer, donc c'est difficile de motiver des gens, des chefs d'entreprise. Je regrette de ne pas avoir pu faire comprendre que ce n'est pas que sportif, c'est aussi un projet humain, de partage de valeurs communes." Il a tout de même réussi à convaincre quelques partenaires pour boucler son budget, "mais c'est un investissement personnel important" reconnait le skipper.

Son bateau s'appelle Obportus, littéralement "à bon port", en latin

La solitude, l’adrénaline, les coups durs, le bricolage seront encore certainement au rendez-vous de cette onzième édition de la Route du Rhum, avec la seule obsession d'aller au bout de sa course et de lui-même. Et un objectif, rallier Point-à-Pitre en moins de vingt jours.