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Dossier : Le Vendée Globe 2020-2021

Vendée Globe : Fabrice Amedeo et l'Université de Bordeaux traquent le plastique

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Par , France Bleu Gironde

Pendant son tour du monde pour le Vendée Globe, le skipper relève des données océanographiques et part à la chasse aux micro plastiques pour avoir une idée plus précise de la pollution des océans. Une opération en lien notamment avec l’Université de Bordeaux.

Fabrice Amedeo double son projet sportif d'un projet scientifique.
Fabrice Amedeo double son projet sportif d'un projet scientifique. - Jean-Marie Liot / Newrest -- Art &Fenêtres

Pour "donner un sens" à son deuxième tour du monde en solitaire, Fabrice Amedeo a pris le large avec, sous la quille de son bateau, deux type de capteurs. Le premier effectue des relevés océanographiques, le second traque les particules de micro plastiques présentes dans l'eau entre un et trois mètres de profondeur. Un poids supplémentaire à bord du monocoque Newrest – Art & Fenêtres et 15 minutes quotidiennes de travail. Pour une bonne cause.

Entre 4 et 8 millions de tonnes par an

"Très loin de côtes, explique le skipper engagé sur le Vendée Globe, la pollution est invisible parce que l'océan ingère tous ces déchets qui terminent dans les grands fonds et qui se fragmentent sous forme de micro plastiques. Et du coup j'avais vraiment l''impression de naviguer sur des grands espaces immaculés dans les mers du sud alors que ce n'est pas le cas. Tout l'intérêt de cette campagne de prélèvement c'est justement de mesurer cette pollution invisible qui est bien réelle et bien présente. Ce capteur va permettre de donner des réponses à ces questions."

Les filtres qui vont capturer les micro plastiques.
Les filtres qui vont capturer les micro plastiques. © Radio France - Jean-Marie Liot / Newrest -Art et Fenêtres

A son retour, ces toutes petites particules allant d'un micron à cinq millimètres et récupérées grâce à des filtres, seront remises à des chercheurs et notamment à deux laboratoires de l’Université de Bordeaux (CBMN et EPOC) chargés de les trier et de les analyser. Ce qui permettra d'abord d’avoir une image plus précise de l’état des océans traversés.

"On commence à bien connaître la pollution des milieux aquatiques côtiers, note Jérôme Cachot professeur en écotoxicologie aquatique à l'Université de Bordeaux, mais on connaît très peu de choses sur la contamination des océans au large. On va faire une photographie presque instantanée, sur trois mois, pour les océans Atlantique, Pacifique et Indien."

Fabrice Amedeo sur son monocoque.
Fabrice Amedeo sur son monocoque. - Jean-Marie Liot / Newrest - Arts et Fenêtres

L'autre but du projet, c'est de voir à quel point ces plastiques peuvent être dangereux. "Ces plastiques, poursuit le chercheur, on sait que ce sont des supports pour tout un tas de polluants présents dans la colonne d'eau. L'objectif de ces travaux, ce serait de quantifier les métaux présents à la surface de ces plastiques et ensuite de pouvoir mesurer leur toxicité avec des tests en laboratoire."

Les premiers résultats sont attendus cet été. On estime aujourd’hui qu’entre 4 et 8 millions de tonnes de morceaux de plastique sont rejetées chaque année dans les océans.

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