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Dossier : Le Vendée Globe 2020-2021

Vendée Globe : "Le monde de la mer est encore très masculin, mais il se féminise"

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu Breizh Izel

Clarisse Cremer sera la première navigatrice à boucler l'édition 2020-2021 du Vendée Globe ce mercredi. Depuis sa création, elles ne sont que 12 femmes à s'être élancées pour le tour du monde à la voile et en solitaire. L'une d'elles, Catherine Chabaud, était notre invitée ce mercredi matin.

Catherine Chabaud, première navigatrice à boucler un Vendée Globe en 1997
Catherine Chabaud, première navigatrice à boucler un Vendée Globe en 1997 © Maxppp - Maxppp

En fin de journée ce mercredi, Clarisse Cremer sera la première navigatrice à boucler le Vendée Globe depuis 11 ans. Et la première, donc, à franchir la ligne d'arrivée de cette édition 2020-2021. Depuis la création de la course, en 1989, elles ne sont que 12 femmes à s'être élancées sur le tour du monde à la voile et en solitaire. La première à l'avoir terminé en 1997, Catherine Chabaud, était l'invitée de France Bleu Loire Océan ce mercredi matin.

De plus en plus de femmes font de la course au large.

Douze femmes au départ du Vendée Globe en 31 ans, dont six, rien que pour l'édition actuelle, c'est signe que le monde de la mer évolue pour Catherine Chabaud. "Il est encore très masculin, mais il se féminise", selon la navigatrice, désormais députée européenne. "Vous avez de plus en plus de femmes qui font de la course au large. Après, il y en a qui arrêtent leur carrière parce qu'elles décident d'avoir des enfants. Samantha Davies (qui participe au Vendée Globe même si elle est désormais hors course, ndlr) est l'une des rares à continuer."

Il y a une volonté de la Marine nationale pour faciliter l'embarquement des femmes.

Au-delà, des courses, il y a aussi plus de femmes sur tous les types de bateaux poursuit Catherine Chabaud : "Ça se féminise avec aussi une volonté des autorités, notamment de la Marine nationale, de faciliter l'embarquement des femmes, qu'elles ne soient plus cantonnées dans les bureaux à terre. L'école de la marine marchande a, elle aussi, énormément ouvert ses portes aux femmes. Alors qu'à une époque, il n'y en avait pas du tout dans ces formations de marins au long cours".

Les hommes réalisent que c'est bien, aussi, d'avoir des femmes dans leurs équipes, que d'avoir un équipage mixte, c'est beaucoup mieux.

Quant à la réticence de voir des femmes à bord des navires, entourées d'hommes pendant de longues périodes, où en est-on ? "J'ai l'impression qu'il est en train de se passer en mer ce qui se passe à terre", répond Catherine Chaubaud. "Les hommes réalisent que c'est bien, aussi, d'avoir des femmes dans leurs équipes, que d'avoir un équipage mixte, c'est beaucoup mieux. Malgré ça, on a vu que dans la course autour du monde en équipage, il a fallu mettre en place des quotas pour faciliter l'embarquement des femmes et que les skippers témoignent de l'intérêt d'avoir ces femmes à bord, disent que ce sont des marins compétents"

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