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Voile : Arnaud Boissières est prêt pour la transat Jacques Vabre

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde mardi 15 septembre 2015 à 17:05

Arnaud Boissières à Arcachon au début de l'été
Arnaud Boissières à Arcachon au début de l'été © Radio France - Stéphane Hiscock

La Transat Jacques Vabre s'élancera le 25 octobre du Havre. Cap sur Itajaï au Brésil. L'épreuve a été présentée ce mardi à Paris. L'Arcachonnais Arnaud Boissières doit en profiter pour se tester avant la prochaine édition du Vendée Globe dans un an.

Arnaud Boissières va disputer sa 5ème Transat Jacques Vabre. Il fera équipe avec  Stan Maslard dans la catégorie Imoca. Le départ du Havre est fixé pour les 42 bateaux au 25 octobre à 13h30. La flotte devra rejoindre le port d'Itajaï au Brésil. Pour Arnaud Boissières, il s'agira de la 24ème transat en course. Le skipper originaire d'Arcachon a déjà bouclé deux Vendée Globe (7ème en 2009, 8ème en 2013) et doit s'élancer pour un nouveau tour du monde en solitaire fin 2016. Au début de l'été, il était venu présenter son nouveau bateau "Aérocampus Aquitaine", l'ex Paprec-Virbac 2 de Jean-Pierre Dick mis à l'eau en 2007, sur le Bassin d'Arcachon. Il s'est confié ce mardi lors de la présentation de la Transat Jacques Vabre à Paris. Interview.

France Bleu Gironde : Avec plus de 20 transats au compteur, pouvez-vous être considéré comme un favori ?

Arnaud Boissières : Pas du tout. Il faut être lucide. J'ai récupéré un bateau au mois de mai et ce n'est pas un bateau neuf. C'est très intéressant parce que la Jacques Vabre va donner le tempo de ma préparation en vue du Vendée Globe l'an prochain. Je ne suis pas favori mais c'est ma cinquième Jacques Vabre. Le bateau a déjà fait des tours du monde. J'espère que l'on pourra tirer notre épingle du jeu.

La préparation est un peu courte ?

On est bien, dans le bon timing. On est un peu court de budget mais on fait avec les moyens du bord et on le fait avec passion. On est déjà bien prêt et on essaie d’accumuler les heures de navigation sur le bateau pour être parés le jour du départ. 

Je connais la route mais je connais aussi l'histoire

Cette Transat Jacques est particulière avec le changement d'hémisphère ?

C'est un parcours très riche. J'ai déjà eu l'occasion de m'y frotter il y a deux ans avec Bertrand de Broc. C'est très complet et ça ressemble un peu au Vendée Globe quand on descend l'Atlantique et qu'on se rapproche un  peu des côtes brésiliennes. C'est bien pour nos types de bateaux. Je connais la route mais je connais aussi l'histoire. J'ai fait 23 transats et ça n'est jamais la même chose. Ça n'est jamais simple. Il faut rester humble par rapport aux éléments. Le premier objectif c'est déjà de traverser l’Atlantique.

D'autant que le plateau est toujours plus relevé ?

Oui, c'est un plateau exceptionnel. A un an du Vendée Globe, il y a vingt bateau de la classe Imoca. Avec des bateaux tout neufs, avec des foils (des ailes immergées pour favoriser la portance du bateau, NDLR) dont on parle beaucoup. Cette nouveauté technologique, on ne sait pas si ça marche mais ça va bien fonctionner un jour. Moi, c'est un beauteau plus ancien mais éprouvé. Et je suis comme mon bateau, un peu éprouvé aussi (sourire). Je connais les faiblesses du projet j'en sais aussi les gros atouts avec Stan qui travaille sur ce bateau depuis le début. On ne sera pas les plus rapides mais on est très motivés pour faire bien.

Propos recueillis par Jérôme Val.

"Aérocampus Aquitaine" au mouillage sur le Bassin d'Arcachon. - Radio France
"Aérocampus Aquitaine" au mouillage sur le Bassin d'Arcachon. © Radio France - Stéphane Hiscock