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Dossier : Coronavirus Covid-19

Voile - Coronavirus : comment les navigateurs confinés chez eux préparent-ils leurs prochaines courses ?

Navigations interdites, chantiers de constructions et de préparation de bateaux à l’arrêt, courses annulées ou reportées, la crise sanitaire liée au Covid-19 oblige les skippers à rester à terre et à trouver des parades pour quand même se préparer avant le départ de leurs prochaines courses.

Bateaux de la classe Imoca au large de l’ île de Groix en septembre 2019
Bateaux de la classe Imoca au large de l’ île de Groix en septembre 2019 © Maxppp - Maxppp

Habituellement au printemps, les skippers qui participent au Vendée Globe sont sur l’eau, pour préparer leur tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Mais crise du coronavirus oblige, ils sont aussi confinés chez eux. Alors les navigateurs planchent sur la météo, les road books, les routages. Ils gardent le contact avec leur équipe tous les jours. 

"On aura du retard inévitablement" Jérémie Beyou

Jérémie Beyou passe ses journées à faire le prof pour ses ados, mais aussi à se préparer physiquement et mentalement pour son prochain Vendée Globe. Il se prépare physiquement deux fois par jour, en faisant du CrossFit notamment "avec les enfants pour qu’ils en profitent" raconte le marin. "On travaille avec l’équipe sur toutes les hypothèses de programme, sur les options techniques en fonction des dates de reprise. On travaille sur la météo, la performance" explique le skipper de l’Imoca Charal. 

"On patiente, là c’est un confinement qui est imposé. Les interventions techniques sur le bateau sont mises entre parenthèses". "Il va falloir se ré-habituer rapidement quand les bateaux vont être à l’eau mais on aura forcément moins de temps de préparation que ce que l’on avait prévu. On aura du retard inévitablement". 

Jérémie Beyou : "on aura forcément moins de temps de préparation que ce que l’on avait prévu".

L'Imoca de Jérémie Beyou
L'Imoca de Jérémie Beyou - Gauthier Lebec / Charal

Même si pour le Vendée Globe les organisateurs ne sont pas encore trop inquiets sur le départ de la course prévue le 8 novembre prochain des Sables d’Olonne, c’est plus compliqué pour The Transat CIC qui doit partir de Brest le 10 mai à destination de Charleston (USA). "Face à l’évolution de la situation en France et aux États-Unis, destination d’arrivée" de la course en solitaire, OC Sport Pen Duick étudie "toutes les hypothèses" et se donne "le temps nécessaire pour statuer".

OC Sport Pen Duick, l’organisateur également de la Transat AG2R La Mondiale a en revanche annoncé que le départ de la 15e édition de la course ne sera pas maintenu. La course devait s’envoler le dimanche 19 avril prochain de Concarneau. 

"Toutes les équipes d’OC Sport Pen Duick vont redoubler d’efforts pour trouver des solutions, en étroite collaboration avec la Classe Figaro Bénéteau, afin de continuer à faire vivre ce bel événement qui anime le calendrier sportif depuis 28 ans" explique Hervé Favre, Président d’OC Sport Pen Duick.

La question se pose aussi pour la course New-York-Vendée. Le départ de cette transat d’ouest en est pour l’instant toujours prévu pour le 16 juin. 

Ces deux courses en solitaire sont importantes. Elles doivent offrir l’occasion aux skippers du prochain Vendée globe se confronter à la concurrence, de se qualifier pour certains, d’engranger des milles pour assurer sa place au sein du peloton du Vendée Globe. 

Yoga et exercices de respiration

C’est le cas pour Armel Tripon.  Pour le marin de l’Imoca "L’Occitane en Provence" "les organisateurs de la classe Imoca réfléchissent à la manière d’organiser une course qui va permettre à tous les bateaux de naviguer, de se qualifier. Je fais confiance aux différentes équipes qui vont trouver des solutions" explique le skipper. 

Pour lui aussi, cette période de confinement, c’est "un moment qui peut servir pour me préparer d’une autre manière, en approfondissant la météo sur le parcours du Vendée globe, en travaillant ma préparation physique et mentale". Le navigateur profite aussi de cette période "hors du temps" pour faire du yoga et des exercices de respiration. 

Yoga et exercices de respiration pour Armel Tripon

De son côté, Maxime Sorel, skipper de l’Imoca  "V and B – Mayenne" s’est lancé dans la course virtuelle à quelques mois du départ du Vendée Globe, solitaire à laquelle il participe pour la première fois. Le marin a pris part à la régate virtuelle, "La Grande Evasion", sur Virtual Regatta. "J’essaie d’imaginer ce que je pourrais faire en réel. C’est un exercice" raconte le navigateur.

"J’en profite aussi travailler sur les procédures de réparation, la météo. Mon coach me donne des conseils tous les jours en visio". 

Depuis le début d’année et chaque mois, le dessinateur Lucas Vallerie fait vivre en bande dessinée les aventures de la Team V and B – Mayenne et son skipper. Et justement, le confinement et l’entraînement virtuel de Maxime Sorel sont des sujets largement évoqués dans la BD.

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