Voile

Voile : Un projet 100% Normandie pour Halvard Mabire et Miranda Merron

Par Olivier Duc, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) mercredi 27 janvier 2016 à 7:22

Halvard Mabire et Miranda Merron posent près de leur nouveau voilier
Halvard Mabire et Miranda Merron posent près de leur nouveau voilier © Radio France - Olivier Duc

Halvard Mabire et Miranda Merron jouent la carte de la Normandie pour la fabrication de leur nouveau voilier. Le skipper manchois et sa compagne britannique le font construire dans un chantier de Caen.

Pour leur nouveau projet,  Halvard Mabire et Miranda Merron ont décidé de tourner le dos à la Bretagne où se trouvent la majeure partie des chantiers. Ils ont opté pour un chantier caennais. C'est l'un des rares projets de course à prendre forme sur une cale normande.

"Essayer de faire quelque chose pour ma région"

 "Je suis un des rares Normands qui n'a pas déserté la région justement, attiré par les sirènes bretonnes ou autres, explique Halvard. Je pense que cela rentre dans une certaine logique que j'ai toujours eu : essayer de faire quelque chose pour ma région."

Un class40 aussi rapide que les anciens bateaux du Vendée Globe

Le Voilier est un class40, cette classe de petits monocoques qui constituent le gros de la flotte de la Route du Rhum ou encore de la transat Jacques Vabre.* "C'est un bateau à taille humaine,_ décrit Miranda Merron. _**Il fait un peu plus de douze mètres. Ce sont des bateaux assez puissant, assez rapide. On va aussi vite que les anciens 60 pieds, les bateaux qui font le Vendée Globe. Les nouveaux vont évidemment deux fois plus vite que nous mais on va aussi vite que les anciens qui ont une dizaine d'année avec vingt pieds de bateaux de moins et moins de toile."***

Le seul chantier normand à construire des voiliers de course

La construction a été confiée à ShoreTeam Yard, le seul chantier normand à construire des voiliers de course. D'abord Bureau d'étude et depuis sept ans doté d'un chantier de construction, ShoreTeam est dirigée par deux Normands, chacun représentant l'une des rives de la Seine. Ils avaient participé à la construction d'un des Catamarans sur lequel Yvan Bourgnon a bouclé le Ier tour du monde sur un voilier non habitable l'an dernier.

Exigence de construction au kilo près

Construire un voilier de course demande des techniques et des exigences très pointues, très différente des voiliers construits en série pour le grand public. C'est le 3e class40 fabriqué par la société d'Arnaud Lample. "L'exigence sur les poids n'a rien à voir entre un bateau de plaisance et un voilier de course. Sur un bateau de course, on se doit d'être au kilo près quand pour un bateau de plaisance la tolérance est de 5% à 10%."

Le calendrier est serré. Miranda Merron espère bien participer en mai prochain à The Transat.

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