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Yannick Bestaven : la guerre psychologique en mer !

Comment gagne-t-on une course en solitaire comme le Vendée Globe ? Le vainqueur de la dernière édition, Yannick Bestaven, explique qu’il faut préserver son mental, d’où le recours à l’intox et une observation régulière de ses adversaires.

Le 28 janvier dernier, Yannick Bestaven est entré en héros dans le port des Sables-d’Olonne, en Vendée. Sur son foiler Maître CoQ IV, le vainqueur de la 9e édition du Vendée Globe peut enfin souffler et savourer le retour à la terre ferme. La course aura été tendue, avec de multiples rebondissements aussi bien pour lui que pour ses adversaires.

Au micro de Bixente Lizarazu dans Planète Liza, il revient sur ce moment après le passage du Cap Horn début janvier où tout semble lui réussir… avant de perdre son avance en l’absence de vent pour pousser son voilier.  

« En deux jours, je perds tout comme neige fond au soleil »

Désillusion, coup dur, le moral commence à tomber dans les chaussettes du marin. Avant de prendre le large le 8 novembre, Yannick Bestaven avait suivi une formation avec un préparateur mental pour mettre toutes les chances de son côté. Fort de ce coaching, le navigateur se ressaisit et se fixe de nouveaux objectifs. S’il ne peut pas gagner le Vendée Globe, il finira au moins la course dans les cinq premiers. Son but initial.

La course à l’intox

Et c'est là où commence aussi la guerre des nerfs. Il faut tenir face aux concurrents qui réduisent leur écart au chronomètre et pour qui tout semble aller pour le mieux. La stratégie de l'intox bat son plein ! Yannick Bestaven le reconnaît : "J'ai des gros problèmes sur le bateau dont je n'ai pas parlé, depuis le cap Horn […] On ne veut pas parler de ses problèmes, pour surtout pas motiver la concurrence".  

Dénicher la faille chez les concurrents

En revanche, si le navigateur originaire du Sud-Ouest ne veut montrer aucune faille, il n'hésite pas à chercher celles des autres. Comment ? En demandant tout simplement à ses équipes de "fouiner sur les réseaux sociaux, sur les sites Internet" à l'affût de toute information utile. "Moi je voulais savoir si Charlie Dalin, son bateau était à 100 % de son potentiel ou pas. Tout ça, c'était hyper important pour moi".  

Cette stratégie semble essentielle quand on est seul en mer. La moindre information permet en effet de se galvaniser pour continuer l'aventure. Yannick Bestaven s'en amuse bien entendu : "À l'arrivée, tous les bateaux sont abîmés, donc c'était assez marrant cette petite course psychologique".  

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