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Dossier : Le Vendée Globe 2020-2021

Yannick Bestaven remporte le Vendée Globe

Le Rochelais Yannick Bestaven remporte la 9e édition du Vendée Globe. Il a coupé la ligne à 4h19 après 80 jours de mer. Une victoire acquise avec ses 10 heures et 15 minutes de compensation. Le marin avait aidé aux recherches de Kevin Escoffier.

Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe 2020-2021
Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe 2020-2021 - A.Champy Mc Lean / Addviso / Vendée Globe

C'est Charlie Dalin qui a coupé le premier la ligne d'arrivée mercredi soir mais pour la première fois depuis la création de la course, le premier à couper la ligne n'est pas le vainqueur du Vendée Globe. Après un sprint final entre cinq skippers totalement inédit, c'est finalement Yannick Bestaven qui remporte cette historique 9e édition du Vendée Globe.  Il a franchi la ligne d'arrivée, sous la pluie, la houle et 20 nœuds de vent d’Ouest. C’est dans ces conditions un peu sportives que Yannick Bestaven a franchi en vainqueur la ligne d’arrivée à 4h19. 

Le marin a passé 80 jours, 03 heures, 44 minutes et 46 secondes en mer. Un temps officiel calculé après ses 10h15 de bonification accordées par le jury international du Vendée Globe pour son implication dans le sauvetage de Kevin Escoffier. Le skipper de Maître CoQ IV a été un des deux hommes le plus longtemps aux commandes de la flotte : 26 jours au total.

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"Je n'ai pas égalé Armel Le Cléac'h mais j'ai égalé Jules Verne, on fait ce qu'on peut", a déclaré Yannick Bestaven, à son arrivée aux Sables-d'Olonne jeudi matin. "J'ai l'impression de vivre un rêve, d'halluciner [...]  Ça fait bizarre, on passe de la solitude totale à cette fête, ces lumières, ces gens qui sont là malgré le contexte compliqué. C'est un bonheur. Je ne réalise pas encore ce qui se passe, je suis toujours dans ma course, alors que c'est terminé. C'est un rêve d'enfant qui se réalise". Pour le marin, "Ce résultat est au-delà de mes attentes . Après avoir galéré comme on a galéré, apporter une victoire à Maître CoQ, c’est un rêve" a poursuivi le Rochelais qui a fêté ses 48 ans pendant l'aventure.

Yannick Bestaven aux Sables d'Olonne
Yannick Bestaven aux Sables d'Olonne © Radio France - Valérie Desfontaine

Il peut en effet être fier de sa course. Son Imoca "Maître Coq" avait été fortement endommagé lors de son passage au Cap Horn : "J'ai pas mal de soucis techniques, je préfère le dire aujourd'hui, je pensais pouvoir un peu le masquer", concédait le skipper qui semblait même à ce moment abandonner l'idée d'une victoire.   

Depuis quelques jours, le marin était regonflé à bloc et filait aussi vite que possible.  Pour remporter la course, Yannick Bestaven a reçu des compensations horaires pour s'être déroutés pour aider aux recherches de Kevin Escoffier, dont le bateau s'est brisé en deux le 30 novembre. Ce sont ses 10 heures et 15 minutes de compensation qui lui permettent de rafler la victoire finale.  

En 2008, il abandonne suite à un démâtage

Engagé sur "Maître Coq", Yannick Bestaven a donc réussi une belle course malgré ses soucis techniques après le passage musclé du pot au noir. Il ne naviguait plus sur un bateau intact depuis le Cap Horn. Un caillou qu'il a d'ailleurs été le premier à franchir le 2 janvier. Il menait la course depuis 17 jours.  

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Yannick Bestaven est né à Saint Nazaire, puis a passé son enfance à Arcachon. Il a fait des études d'ingénieur. Il pratique la voile depuis qu'il est tout jeune.  C’est lors d’une rencontre déterminante avec le navigateur Yves Parlier en 2000, que le marin passionné par la course au large se lance vers la compétition transocéanique en s’engageant dans la mini-transat 2001 (monocoque de 6,50m) qu’il remporte sans laisser de chance aux autres concurrents. A l’époque, engagé en tant qu’ingénieur au Port Autonome de Paris, il multiplie des allers-retours vers le bassin d’Arcachon ou il a installé son prototype de 6,50m. 

Talentueux et volontaire, il bâtit ainsi sa carrière entre sa casquette de skipper de course au large et celle de dirigeant de son entreprise WATT&SEA. Il participe pour la deuxième fois au Vendée Globe. 

En 2001, il avait pris le départ de la Mini Transat, sur un bateau qu'il a construit de ses propres mains avec la complicité d’un certain Arnaud Boissières qui finira troisième. 

En 2008, un démâtage aux premières heures de course avait mis fin brutalement à ses rêves de tour du monde.

Entre 2008 et maintenant, Yannick Bestaven n’a pas perdu son temps : deux victoires dans la Transat Jacques Vabre en Class40, une Route du Rhum 2014 bouclée en 4e position après avoir longtemps bataillé pour la victoire, une collaboration fructueuse en Imoca avec Kito de Pavant et la Route du Rhum 2018.

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