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TGV : Bordeaux - Toulouse confirmé, Bordeaux - Hendaye renvoyé aux calendes grecques

Le député PS Philippe Duron a remis ce jeudi le rapport de la commission Mobilité 21. Il conforte la création d'une ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse mais rejette la liaison Bordeaux-Hendaye, ce qui provoque une fronde d'une partie des élus locaux d'Aquitaine, alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déjà dit qu'il approuvait ces conclusions.

TGV (illustration)
TGV (illustration) © Maxppp

La commission Mobilité 21 a décidé de passer les projets de lignes à grande vitesse (LGV) à la moulinette. La première raison est économique. La crise impose de se serrer la ceinture et, dans ces conditions, l'Etat ne peut supporter des projets qui représentent un coût total de 245 milliards d'euros. D'autre part, réaliser les projets prévus revient à ne plus investir sur des trains de proximité.

"Je veux une France où les gens auront les moyens de transport pour aller au travail, à l'école, à l'université, où les entreprises disposeront des moyens d'accès et de transport pour se développer et être compétitives ", explique Jean-Marc Ayrault qui soutient les conclusions du rapport.

Quelles conséquences pour l'Aquitaine ?

Cette orientation a des conséquences lourdes en Aquitaine où trois barreaux LGV étaient prévus. 

Le calendrier fixé pour la ligne Tours-Bordeaux ne bougera pas : les travaux sont lancés pour une mise en service en 2017. Bordeaux-Toulouse : la commission Mobilité 21 confirme la nécessité de construire cette ligne à grande vitesse à l'horizon 2030. "Il faut desservir la 4ème métropole française ", affirme Philippe Duron. Le projet devrait donc être mené à terme et rapprocher les deux capitales du Sud-Ouest à une heure de train.Bordeaux-Hendaye : la liaison vers l'Espagne est renvoyée aux calendes grecques , ce qui pourrait conforter les opposants au projet, très nombreux au Pays Basque.Philippe Duron estime que les liaisons vers Toulouse et Hendaye ne peuvent pas se faire en même temps pour des raisons économiques. Un observatoire sera toutefois mis en place qui pourra demander une accélération du calendrier si la ligne actuelle est saturée. 

LGV : Les projets menacés, les projets confirmés
LGV : Les projets menacés, les projets confirmés

Les élus landais vent debout

Pour les élus landais, le report de la LGV Bordeaux-Hendaye est une erreur stratégique. Gauche et droite confondus, ils dénoncent les conclusions de la commission Mobilité 21. Pour Geneviève Darrieussecq, conseillère régionale Modem et présidente de l'agglomération du Marsan, la LGV, qui aurait placé Mont-de-Marsan à une grosse demi-heure de Bordeaux, aurait permis à la préfecture des Landes de gagner 20.000 à 30.000 habitants.

Le report du projet fait en revanche plaisir aux écologistes, notamment à la Sepanso, une association de défense de l'environnement, alors que la LGV devait traverser 32 communes du département.

LGV Bordeaux Hendaye 1

Incertitudes sur le financement de la LGV

Le rapport fait naître une incertitude sur le financement de la LGV, auquel 57 collectivités participent. 

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le Conseil général s'est engagé financièrement à hauteur de 33 millions d'euros, et a déjà versé 25 millions d'euros. Ce jeudi matin, l'opposition UMP, soutenue par les centristes de Force 64, a présenté une motion pour que le département arrête de payer. "Les travaux vont permettre aux bordelais de rejoindre la capitale en 2h, avec l'argent du département des Pyrénées-Atlantiques ", estime Max Brisson, président du groupe UMP au Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

Les Pyrénées-Atlantiques doivent arrêter de payer pour la LGV

Pour Jo Labazée, il faut en revanche continuer à défendre le projet de LGV au sud de Bordeaux en attendant la décision définitive du gouvernement. Le président du Conseil général estime qu'il est trop tôt pour s'engager dans un "imbroglio juridique ".

"Ce qui a été versé a été versé"

Même s'il a déjà dit qu'il approuvait ces conclusions, Jean-Marc Ayrault doit donner un avis définitif le 9 juillet. Le 2 juillet, une délégation d'élus aquitains sera reçue par le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier.

"Nous n'avons pas les moyens de faire en même temps Bordeaux-Hendaye et Bordeaux-Toulouse"

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