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Un des juges arbitres et un avocat de Tapie en garde à vue

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Par , France Bleu

Pierre Estoup a été placé en garde à vue ce lundi. Les enquêteurs entretiennent des doutes sur l'indépendance de ce magistrat, membre du tribunal arbitral qui a décidé, en 2008, de privilégier Bernard Tapie aux dépens du Crédit Lyonnais. Il est soupçonné d'entretenir des liens avec un avocat de l'homme d'affaires, Me Lantourne, lui aussi en garde à vue depuis ce mardi.

Bernard Tapie
Bernard Tapie © Maxppp

Soupçons de liens entre le juge et un avocat de Bernard Tapie

L'affaire Tapie connaît un nouveau rebondissement, avec une double garde à vue. Tout d'abord celle, lundi, de Pierre Estoup. Premier président honoraire de la cour d'appel de Versailles, ce dernier faisait partie du fameux tribunal arbitral chargé en 2008 de mettre un terme au contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, autour de la vente d'Adidas. En compagnie de deux autres magistrats (Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel et Jean-Denis Bredin, avocat), Pierre Estoup avait donné raison à Bernard Tapie, et condamné le Consortium de réalisation (CDR), organisme public gestionnaire du passif du Crédit Lyonnais à lui verser 285 millions d'euros (dont 45 millions pour préjudice moral). Un montant qui avait grimpé jusqu'à 403 millions avec les intérêts.Or la justice enquête, depuis 2012, sur la légalité de cet arbitrage et planche sur d'éventuels conflits d'intérêts. En l'occurrence, ils soupçonnent Pierre Estoup d'avoir eu des liens professionnels anciens avec un avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne. Des liens dont il n'a pas fait état au moment de l'arbitrage. Pierre Estoup est par ailleurs intervenu à la demande de Me Lantourne dans deux autres arbitrages, en 1999 et 2001. L'avocat a du coup été placé en garde à vue, à son tour, ce mardi.

Une affaire aux multiples ramifications

L'enquête, engagée depuis plusieurs mois, revêt de multiples facettes. Les policiers ont déjà perquisitionné les domiciles des trois juges arbitraux ainsi que le domicile et le bureau de Claude Guéant, ex-secrétaire général de l'Elysée, qui en coulisses avait oeuvré à monter ce tribunal arbitral.Parallèlement, une procédure a été engagée devant la Cour de Justice de la République (CJR) contre Christine Lagarde, qui avait pris fin 2007 la décision de recourir à cet arbitrage pour solder le contentieux. Au terme de la procédure, défavorable à l'Etat, l'ex-ministre de l'Economie avait refusé un recours contre la décision du tribunal. Elle est visée par une enquête pour "complicité de faux et de détournement de fonds publics". Entendue durant deux jours la semaine dernière, la patronne du FMI a été placée vendredi sous statut de témoin assisté.

Affaire Tapie : les protagonistes
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