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VIDEO - Egypte : les affrontements ont fait plus de 525 morts

jeudi 15 août 2013 à 12:34 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Le pays aborde ce jeudi dans la crainte de voir de nouveaux heurts opposer les partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi et les forces de sécurité. Mercredi, la dispersion des différentes manifestations a tué au moins 525 personnes, pour la plupart des civils.

VIDEO - Egypte : les affrontements ont fait plus de 525 morts
VIDEO - Egypte : les affrontements ont fait plus de 525 morts

Le bilan ne cesse de grimper depuis la fin des affrontements entre les pro-Morsi et la police. Selon les derniers chiffres fournis par les autorités, 525 personnes ont perdu la vie, notamment lors de la dispersion, mercredi, des manifestations de soutien au président déchu au Caire. Au moins 421 de ces victimes sont des civils, 43 des membres des forces de sécurité. Ce bilan est d'ores et déjà le plus meurtrier de l'histoire récente du pays. Dans une mosquée située près d'un des camps démantelés, un reporter du New York Times a par exemple compté pas moins de 200 corps.

Mais le pays n'a pas le temps de panser ses plaies. Après que les violences ont rapidement gagné l'ensemble du pays, un couvre-feu nocturne a été décrété dans la moitié du pays et l'état d'urgence, dont la levée avait été un des acquis de la révolte populaire de 2011, a été déclaré pour un mois. La nuit a donc été calme, mais les Frères musulmans, l'influente confrérie dont est issu le président islamiste déchu, appellent de nouveau à manifester ce jeudi après-midi au Caire, ce qui laisse présager de nouvelles violences.

Survol des rues dévastées du Cairepar lemondefr

La communauté internationale préoccupée

La crise politique qui frappe l'Egypte semble bel et bien sur le point de franchir un cap. Dans le pays, où les Egyptiens étaient descendus en masse dans les rues fin juillet pour "donner mandat" à la toute-puissante armée afin d'en finir avec le "terrorisme" en référence aux milliers de manifestants pro-Morsi qui occupaient deux places du Caire depuis un mois et demi, plusieurs figures d'importance se sont désolidarisées de l'opération meurtrière. Le vice-président Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix qui avait apporté sa caution au coup de force des militaires, a démissionné, disant refuser "d'assumer les conséquences de décisions avec lesquelles il n'était pas d'accord". Avant lui, l'imam d'Al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite, avait condamné les violences expliquant n'avoir pas eu connaissance des méthodes que les forces de l'ordre comptaient employer.L'onde de choc entraîne également des remous au sein de la communauté internationale, qui a fermement condamné la répression opérée par les forces de sécurité. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir "rapidement" pour évoquer la situation, fustigeant "l'hypocrisie" de l'Occident face à ce "très grave massacre". A Paris, le président François Hollande a convoqué l'ambassadeur égyptien ce jeudi, après avoir saisi la veille l'ONU. Les Etats-Unis évoquent de leur côté un bain de sang "déplorable".