Vie nocturne à Dijon : un article de blog déchaîne les passions

Par Marion Bastit, France Bleu Bourgogne mercredi 11 février 2015 à 18:40

L'article de Parisoire, au coeur de la polémique, critique la vie nocturne à Dijon.
L'article de Parisoire, au coeur de la polémique, critique la vie nocturne à Dijon. © Maxppp

Depuis dimanche, un article publié sur le blog Parisoire fait réagir les Dijonnais. Son auteure s'en prend à la vie nocturne à Dijon. Ville trop propre, bars trop chers, boîte de nuit ringarde... rien n'échappe à sa plume acérée. Face aux nombreux commentaires insultants, le directeur de la publication, un ancien Dijonnais, a même publié un article pour calmer les esprits.

Depuis dimanche, un article fait réagir les internautes dijonnais. Publié sur le blog Parisoire , il dresse un tableau plus que négatif de la vie nocturne à Dijon . Et il suscite l'indignation des Dijonnais, allant parfois jusqu'à l'insulte .Cet article est le deuxième volet d’une série, baptisée "Nightlife", consacrée à la vie nocturne dans les villes de province. Après une première soirée sous héroïne à Amiens, l’auteure, Diane d’Arcourt, a donc décidé de venir passer la nuit à Dijon.

 

2/20 pour la vie nocturne à Dijon

D’un bout à l’autre de son article, rien n’échappe à sa plume acérée. Elle fustige "la netteté muséologique" de la ville. "Impossible de savoir si l’on visite une ville ou une attraction touristique, écrit-elle. Les gens sont-ils payés pour avoir l’air d’habiter là ?"

Elle s’attaque ensuite aux bars dijonnais. Sous prétexte de n’avoir pas pu y allumer une cigarette, elle taxe Le Chez Nous de "rade de rebelles résignés" . Puis c’est Le Quentin, où elle s’offusque de la majoration des prix en soirée, qui en prend pour son grade : "Ce cloaque où s’entasse la jeunesse cool est puant, pas de doute."

"Cet endroit cauchemardesque a bien ses autorisations municipales, car on n’y boit pas, on ne s’y drogue pas et c’est tout juste si l’on y fume. Probablement que l’on n’y baise pas non plus. C’est aussi propre que la grande place carrelée." Extrait de l'article de Diane d'Arcourt sur Parisoire, à propos de la discothèque Le Chat Noir

La boîte de nuit Le Chat Noir n’est pas épargnée. Là, elle s’en prend aux noctambules : "Pour être clair : leurs regards sont moins vifs que ceux des lamantins du zoo de Vincennes, qui pourtant n’ont pas une vie hyper épanouie. Le grand vide bovin de la bêtise inconsciente d’elle-même."

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La riposte de Sparse **

Forcément, un tel tableau n’a pas laissé les Dijonnais indifférents. L’article a suscité près de 200 commentaires en trois jours. "J'hésite entre pitié et dégoût pour une telle fermeture d'esprit..." , écrit Sid. "Un article fait par une Bobo bouffone Parisienne =) Paris déesse de lumière dans la pauvre France provinciale ... Consternant !" , renchérit Thibaud. Mardi, le site d'info culturelle dijonnais Sparse a même publié un article très virulent pour défendre la vie nocturne dijonnaise. "Si je vais à Paris dans une boite de nuit avec des copains, écrit l'auteur, je vais pas m’en aller en disant qu’à Paris y’a rien à faire quand j’y ai passé une nuit dans une boite pourrie." Sur Twitter, l’article a également déchaîné les passions, alias .Certains avec humour, d'autres beaucoup moins.

A tel point que la blogueuse s’en est émue.

 

Un article pour calmer les esprits

Ce mardi, Elie Chevignard, alias @Philocrate, le directeur de publication de Parisoire, lui-même dijonnais, s’est même fendu d’un article pour calmer les esprits. "Diane a tendu un portrait caricatural, écrit-il, et tout le monde a pris ça pour une photographie se voulant objective. Mais c’est vous-mêmes qui vous êtes identifiés à ce qu’elle a écrit, personne d’autre. Qui a décidé que c’était du réel ? Vous."

Là aussi, de nombreuses réactions ont émergé sur Twitter. Les aventures de Diane au pays de la moutarde n’ont pas fini de faire parler d’elles.