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Dossier : Covid 19 - Les réponses de nos experts

Covid-19 : comment réduire le stress ?

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Par , France Bleu Paris

Sarah Laporte, psychologue, nous offre quelques pistes pour améliorer notre quotidien

le stress, la fatigue, l'angoisse. Autant d'éléments qu'il va nous falloir combattre durant le confinement
le stress, la fatigue, l'angoisse. Autant d'éléments qu'il va nous falloir combattre durant le confinement © Getty - Westend61

Fatigue, lassitude, angoisse. La situation que nous vivons est un cocktail explosif pour nos nerfs. La combinaison de la réduction de l’intimité due au confinement, de la peur du virus, de l’incertitude du temps que cela va durer, et de la sensation de privation de liberté nous conduit à être stressé, et le stress.  

Sarah Laporte, psychologue

Ce qu’il faut retenir : 

  • La  peur est une émotion nécessaire, elle nous fait prendre conscience du danger. Mais elle peut nous amener à paniquer, ce qui n’est pas une  solution. Ce n’est pas la peine d’en faire trop. 
  • On n’est pas inquiets pour la vie de nos enfants, mais la peur est grande pour nos aînés. 
  • Le  confinement devient plus compliqué au-delà d’une dizaine de jours d’après les études menées sur les quarantaines. C’est là qu’arrivent les syndromes de stress post traumatique. 
  • Les  cauchemars, notamment quand on n’y est d’ordinaire pas particulièrement sujets, sont des signes de stress, voire de trauma. Ce sont des éléments importants à prendre en compte. Ce sont des symptômes importants même si l’on n’a pas l’impression d’être particulièrement stressés.  
  • Il faut mettre en place des méthodes pour réduire le stress : éviter de se surinformer -une fois par jour c’est suffisant-, et il faut éviter de le faire avant d’aller dormir.  
  • Il  faut également mener un travail cognitif, se forcer à se rappeler que  dans plus de 80% des cas c’est une maladie bénigne et que beaucoup de  gens même atteints de formes plus sévères, guérissent. Ce n’est pas une raison pour ne pas appliquer les principes de précaution et les gestes barrière. 
  • On peut être plus irritable ou agressif en ce moment. Il faut le repérer et prendre du temps pour s’occuper de soi quand on sent que ça arrive. 
  • Il faut éviter de rentrer dans un rapport de force quand on fait face à de l’agressivité, sans nécessairement s’effacer. Exprimer son agressivité n’est pas une façon de s’en débarrasser, au contraire, l’agressivité nourrit l’agressivité. 
  • Il est important de structurer ses journées, même si l’on est en déficit d’activité. Pour  lutter contre le risque dépressif il est important de se lever, se  laver, s’habiller, voire de s’apprêter. C’est d’autant plus important  pour les enfants. Il est capital de ne pas les déréguler.  
  • Il  peut être utile de se projeter dans l’après, mais assez loin pour ne pas être déçu. Faire des projets pour cet été, ou même l’année prochaine   
  • Il  faut pouvoir profiter de moments de qualité avec les gens avec qui on  vit, même si on passe toute notre journée avec eux. Mais il faut aussi  s’aménager du temps pour soi. 
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